Musique : l'Orchestre philharmonique de Strasbourg réunit pointures du monde entier et Alsaciens passionnés

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Écrit par Muriel Kaiser

Rund um. Il se produit plus de cent fois par an. L'Orchestre philharmonique de Strasbourg, l'un des plus anciens orchestres symphoniques d'Europe et le plus ancien de France, réunit 110 musiciens. Il attire des pointures du monde entier mais aussi plusieurs Alsaciens, ravis d'en faire partie.

Avant un concert, l'Orchestre philharmonique de Strasbourg répète plusieurs fois par semaine. Il compte 110 musiciens. Mais tous ne sont pas toujours sur scène. "Avec le Covid, nous avons dû revoir notre programme", explique Michel Birgel. "En raison de la distanciation de deux mètres entre chaque musicien et d'un pupitre par personne - le double du nombre habituel - nous ne pouvions pas accueillir le même nombre de musiciens que d'ordinaire", poursuit-il.

Parmi les musiciens, certains viennent d'Asie : du Japon, de Taïwan... ou encore de Bulgarie. D'autres exercent dans leur région d'origine. C'est le cas de Marc Muller, membre de l'Orchestre philharmonique depuis 35 ans sans aucune lassitude. "Il y a toujours des nouveautés. Le programme change, le chef d'orchestre aussi, c'est toujours une nouvelle aventure. Et même quand on joue une même pièce plusieurs fois, chaque chef nous pousse à l'interpréter différemment", témoigne-t-il avant d'ajouter : "il ne me reste plus que quelques années avant la retraite, alors ce n'est plus que du plaisir, j'essaye d'être moins stressé !".

Dans le répertoire de l'orchestre : des morceaux de musique classique, bien sûr, comme la Symphonie n°1 de Sibelius. "Je trouve cette musique très belle. Il s'agit de sa première symphonie, elle est classique dans sa forme, mais on retrouve déjà la personnalité de Sibelius. J'aime les changements d'ambiance : on passe de la mélancolie à une véritable tempête musicale menée par les cordes. La musique évolue constamment", explique Sylvie Brenner, violoniste.

Pour garder le haut niveau, chaque musicien doit aussi répéter chez soi. "Jouer seul.e permet de s'entendre et vérifier que le son soit bon. Dans l'orchestre, on est entouré.e.s de tellement de sons qu'on ne s'entend pas vraiment. Si on ne répétait pas à la maison, on ne jouerait pas aussi bien", assure Sylvie Brenner. Elle profite d'ailleurs aussi de ces moments pour partager sa passion avec sa famille. Ainsi, elle répète un duo avec son fils de 17 ans qui joue du piano. "Elle nous a lancé dans la musique, mon frère et moi, et c'est vrai que j'adore ça. On est libres d'interpréter chaque morceau comme on le souhaite - en suivant la partition bien sûr, c'est ce qui me plaît", confie Alexis Decaudain. 

L'Orchestre philharmonique de Strasbourg compte également plusieurs formations de musiques de chambre. Ainsi, Opus 4, un quatuor de cuivres. "Nos instruments comportent un côté populaire, festif. On s'amuse à travers nos musiques et je pense qu'on arrive bien à le transmettre au public", estime Julien Wurth. "On a un spectacle dans lequel on fait de la magie, on joue les savants fous... on sort
du cadre très sérieux de notre travail et se fait plaisir. Voilà 20 ans qu'Opus 4 existe et le public répond toujours présent !" se réjouit Vincent Gillig. Prochainement, c'est bien avec l'Orchestre philharmonique qu'ils vous donnent rendez-vous : les 30 décembre et 1er janvier prochains, pour le concert de Nouvel an, intitulé Fiesta Tsigane