SONDAGE : 68% des Alsaciens souhaitent que la collectivité européenne d’Alsace sorte du Grand Est

Selon un sondage de l’Ifop publié ce mardi 7 janvier, 68% des Alsaciens souhaitent que la nouvelle collectivité européenne d’Alsace, prévue pour 2021, devienne une région à part entière. Ils sont aussi majoritaires à soutenir la création d’un nouveau parti régionaliste.
 

"L'Alsace, ma région", photo d'illustration (octobre 2014)
"L'Alsace, ma région", photo d'illustration (octobre 2014) © FREDERICK FLORIN / AFP
Le club Perspectives alsaciennes a présenté ce mardi 7 janvier les résultats du sondage Ifop portant sur l’avenir de l’Alsace. Le sondage indique que 68% des Alsaciens souhaitent que la collectivité européenne d’Alsace devienne « une vraie région », hors du Grand Est. Un résultat sensiblement identique au sondage de l’année dernière, publié en février 2019.
 
Source : IFOP
Source : IFOP

Si la majorité des Alsaciens souhaitent que la collectivité européenne d’Alsace devienne une région à part entière, d’autres ne sont pas au courant de cette future collectivité. Et ils sont nombreux : 46% des sondés assurent ne jamais avoir entendu parler de la collectivité européenne d’Alsace. Et sur les 54% des sondés qui connaissent le nom, seuls 32% savent ce dont il s’agit.


Les Alsaciens prêts à voter pour un parti régionaliste

A la question « seriez-vous favorable ou opposé à la création d’un nouveau parti politique alsacien qui aurait comme principale revendication la sortie de l’Alsace de la région Grand Est ? », 55% des sondés s’estiment favorables. Parmi les 43% qui sont de l’avis contraire, 23% se disent « tout à fait opposés ».

Les Alsaciens ne s’arrêtent pas à la seule création d’un parti régionaliste. 57% d’entre eux sont prêts à voter pour ce parti lors de prochaines élections.
 

Face à ces résultats, le parti Unser Land n’a pas tardé à réagir : « Ce sondage démontre une nouvelle fois — s’il le fallait — que les Alsaciens ne se reconnaissent pas dans le Grand Est, qu’ils aspirent à une réelle autonomie administrative et souhaitent que cette opinion soit représentée au plan électoral. […] Voilà deux bonnes nouvelles. La première : les Alsaciens ne sont pas résignés. La seconde : le parti qu’ils appellent de leurs vœux existe déjà, c’est Unser Land. »


Un dialecte de moins en moins parlé mais des Alsaciens favorables à sa sauvegarde

Le sondage met en évidence la pratique de l’alsacien : 21% des personnes interrogées disent parler alsacien en famille. Avec des amis, ils sont 17% et enfin, au travail, 12%. Ces taux ont considérablement diminué en quelques décennies. Une étude Ifop réalisée en 1971 démontre qu’ils étaient respectivement de 57%, 52% et 29%.

Si les Alsaciens le pratiquent moins, ils sont néanmoins favorables à 50% à la mise en place d’actions renforçant le développement de l’alsacien et de l’allemand. 44% estiment qu’il faut maintenir les mesures actuellement en place.

L’enquête a été réalisée du 2 au 6 décembre 2019 sur un échantillon de 1004 personnes, représentatif de la population alsacienne.
 

Sondage IFOP Décembre .2019 by Muriel Kaiser on Scribd


 
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