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Alstom à Belfort: Ségolène Royal s'étonne d'annonces “brutales”

Ségolène Ryale jeudi matin sur France Inter
Ségolène Ryale jeudi matin sur France Inter

La ministre de l'Energie, Ségolène Royal, a estimé jeudi que les annonces du constructeur ferroviaire Alstom sur l'arrêt de sa production de trains à Belfort d'ici à 2018 étaient "brutales" et a assuré que le gouvernement y était "attentif". (avec AFP)

Par PhD

"Ces annonces brutales sont très étonnantes", a-t-elle déclaré au micro de France Inter. "Nous regardons de très près ce qui se passe parce que personne n'y comprend plus rien", a-t-elle ajouté en relevant la concomitance d'annonces de commandes importantes, notamment aux Etats-Unis, et de la restructuration du site de Belfort.

Alstom, qui a indiqué mercredi que la production de trains de son usine de Belfort sera "transférée" à Reichshoffen d'ici 2018, a justifié sa décision par une baisse des commandes en France. "Il faut construire une mondialisation qui n'entraîne pas des délocalisations", a estimé Mme Royal. "Lorsqu'il y a des mutations industrielles à faire, (il faut) que ce soit des mutations qui soient préparées, qui soient tournées vers le futur, avec les nouvelles industries à mettre en place liées à la transition énergétique et à l'innovation dans les transports", a-t-elle ajouté. Sur le dossier spécifique d'Alstom, "le gouvernement est attentif, surtout sur des filières industrielles de toute première importance", a assuré la ministre.

Retrouvez la réaction de la ministre ce matin sur France Inter. Il s'agit du tout début de l'interview, la réponse dure une minute environ : 



Réaction d'Arnaud Montebourg : le projet de fermeture est "inacceptable"

"Cette fermeture programmée par la direction d'Alstom me paraît inacceptable !" : tels sont les propos Arnaud Montebourg, ex-ministre PS de l'Economie et candidat à l'Elysée ce 8 septembre sur France 2. "D'abord parce que c'est un site emblématique, ce sont des savoir-faire de plus d'un siècle et surtout c'est un site de fabrication de locomotives qui normalement devrait avoir l'avenir devant lui", a déclaré l'ancien ministre du Redressement productif.
"Il faut que Alstom présente un site alternatif. Car on ne peut pas laisser partir un savoir-faire et un site industriel aussi important", a-t-il ajouté.

"La politique du laissez-faire consiste à dire on ne s'en occupe pas. Quand l'Etat est présent dans le capital d'Alstom, dans le capital de la SNCF, le minimum, c'est d'avoir une politique de patriotisme économique. Ce que moi j'appelle le Made in France", a ajouté l'ancien ministre, qui lors des négociations pour la vente de l'activité turbines et énergie d'Alstom, avait cosigné un décret avec Manuel Valls pour élargir à l'énergie et aux transports le mécanisme de protection des entreprises stratégiques contre les appétits étrangers.

"Est-ce qu'on sait qu'au mois de juillet, la SNCF vient d'acquérir 44 locomotives allemandes!", s'est insurgé le chantre du Made in France, en référence à la commande remportée par Vossloh, concurrent allemand d'Alstom, auprès d'Akiem, filiale de la SNCF et de la Deutsche Bank."

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