Ardennes : l'ancien chef de la DGSI relaxé pour agression sexuelle sur mineure, mais condamné pour pédopornographie

L'ex-chef de la branche ardennaise de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a été relaxé par le tribunal correctionnel de Reims (Marne), ce mardi 14 septembre, des faits d'agression sexuelle sur mineure dont il était suspecté. Il a été condamné à la prison pour pédopornographie.
Le palais de justice de Reims, en janvier 2021.
Le palais de justice de Reims, en janvier 2021. © Vincent Ballester, France Télévisions

La décision était attendue. Le tribunal correctionnel de Reims (Marne) devait décider, ce mardi 14 septembre 2021, du sort de l'ex-responsable ardennais de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

La DGSI constitue le principal service de renseignement français chargé du contre-terrorisme (voir sur la carte ci-dessous son siège). Son ex-responsable, depuis suspendu, était suspecté d'agression sexuelle sur mineure (ce qu'il a refusé de confirmer). Il avait en revanche reconnu consulter et posséder des images pédopornographiques.

La justice l'a relaxé pour les faits d'agression sexuelle sur mineure (elle avait 17 ans au moment des faits). En revanche, il a été condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis, en ce qui concerne la pédopornographie. Il a été interdit de travail en lien avec des mineurs et de port d'arme pour une durée de cinq ans (il était commandant de police). Il doit faire l'objet d'une entrée au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijais).
 


"C'est un jugement incompréhensible" pour Pauline Menesse, l'avocate de la victime (qui a expliqué avoir a été violée). "Le tribunal envoie un message d'impunité. Cela va détruire ma cliente car la justice ne l'a pas entendue. Je vais en parler au procureur de la République. J'espère que le parquet fera appel de cette décision."

Quatre années d'emprisonnement avait été requises contre l'ancien chef du renseignement par le procureur de Reims, Matthieu Bourrette. Le procès remontait à juin 2021, à huis-clos, après une plainte en 2019.
 

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