Ardennes : lors d'une perquisition pour violence conjugale, les gendarmes découvrent une dizaine d'armes à feu

Suite à la plainte pour violence conjugale d'une femme à Vrigne-aux-Bois, le 27 février 2021, les gendarmes ont perquisitionné douze fusils et carabines, deux pistolets ainsi que quelques armes blanches détenus illégalement par le conjoint violent. 

Douze fusils et carabines, deux pistolets et quelques armes blanches ont été perquisitionnées au domicile de la famille, que le père violent détenaient illégalement.
Douze fusils et carabines, deux pistolets et quelques armes blanches ont été perquisitionnées au domicile de la famille, que le père violent détenaient illégalement. © Gendarmerie des Ardennes

C'est un "véritable arsenal" qui a été découvert, le 27 février 2021. Ce jour-là, à Vrigne-aux-Bois, dans les Ardennes, une femme se présente à la gendarmerie pour dénoncer "des faits de violences régulières commises contre elle et ses enfants de la part de son conjoint", écrit la Gendarmerie des Ardennes sur son compte Facebook

Une perquisition est alors réalisée au domicile du couple, pour vérifier la présence d'éventuelles armes à feu. Au total, ce sont douze fusils et carabines, deux pistolets et plusieurs armes blanches qui ont été "immédiatement saisis", se félicitent les gendarmes. 

Le mari violent est aussitôt interpellé et fait l'objet d'une mesure d'éloignement, avant son jugement le 26 mai 2021.

Le 27/02/2021, les militaires de la communauté de brigade de VRIGNE AUX BOIS reçoivent une femme qui dénonce des faits...

Publiée par Gendarmerie des Ardennes - Bleus d'Ardennes sur Vendredi 5 mars 2021

 

Un tiers des féminicides commis par arme à feu

En 2020, 90 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France. Si le chiffre en baisse par rapport à 2019, la proportion de féminicides conjugaux par arme à feu est constante au fil des années, et représente environ un tiers de ces drames. 

Selon les derniers chiffres disponibles, qui concernent l'année 2019, 24 % des féminicides conjugaux étaient commis par arme à feu, selon l'Etude nationale relative aux morts violentes au sein du couple. Sur les 42 auteurs de ces crimes, 27 détenaient légalement l'arme à feu utilisée. 

Pour prévenir ces drames, le ministère de l'Interieur a demandé aux préfets "de systématiser les saisies d’armes en matière de violences intrafamiliales, et ce, dès la plainte", a-t-il fait savoir dans un communiqué publié le 5 février 2021. La perquisition dans le cadre d'une plainte pour violence conjugale des armes à feu détenues légalement est récente. Votée en décembre 2019 dans le cadre du Grenelle des violences conjugales, cette mesure n'est entrée en vigueur qu'en juillet 2020. 

"Les policiers et les gendarmes sont régulièrement amenés à intervenir pour [des faits de violences conjugales] pour lesquels des armes à feu sont, bien trop souvent, détenues par les auteurs", est-il écrit dans le communiqué. Ainsi, les forces de l'ordre doivent aussi "questionner systématiquement les personnes présentes et les victimes sur la présence d'armes" lors des interventions et "vérifier les antécédents judiciaires – y compris mains courantes – des demandeurs de détention d'armes". 

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
violence conjugale société police sécurité faits divers