Des Emplois d'Avenir signés à Charleville-Mézières

Publié le Mis à jour le
Écrit par Lionel Gonzalez

Les emplois d'avenir constituent une première expérience professionnelle et une deuxième chance d’acquérir une qualification pour les jeunes peu ou pas qualifiés.

Le préfet des Ardennes Pierre N'Gahane, a présenté le dispositif départemental des emplois d’avenir et signé les premiers contrats, au Pôle emploi de Charleville-Mézières Val de Vence.
Ce mardi 4 novembre, Magali, Wilfried, Kévin, Tony, Florent, Elodie, Aurore, Jérémy, Adrien et Sandy ont signé leur contrat emploi d'avenir au pôle emploi de Charleville-Mézières Val-de-Vence.

Les emplois d’avenir (EA) vont permettre aux jeunes :
  • d’accéder à une première expérience professionnelle en CDI, ou pour un contrat de 3 ans -au minimum d’un an-, à temps plein (par exception à temps partiel) ;
  • d’acquérir des compétences ou une qualification reconnue, gage d’une insertion professionnelle durable. Ce dispositif s’insère dans un engagement plus global du gouvernement en faveur de l’emploi. Les emplois d’avenir répondent à l’urgence de la situation des jeunes sans emploi ni qualification. Ils constituent le premier volet de cette politique : ils seront notamment suivis par les contrats de génération en 2013.
Aujourd’hui en France, près de 550 000 jeunes sans diplôme sont à la recherche d’un emploi. Ils sont 750 000 si l’on ajoute les jeunes titulaires d’un CAP ou d’un BEP. Chaque année, ce sont 120 000 jeunes qui sortent du système scolaire sans diplôme, avec un taux de chômage de 22,7 % (contre 9,4 % pour le reste de la population active).


Profil des jeunes qui postulent sur les emplois d'avenir

Agés de 16 à 25 ans, ils sont peu ou pas qualifiés et ne sont ni en en emploi, ni en formation. Le critère de l’âge est étendu à 30 ans pour les jeunes souffrant d’un handicap.
Sans diplôme ou ayant acquis au maximum un CAP ou un BEP, ils rencontrent des difficultés importantes d’accès à l’emploi.
A titre exceptionnel, les jeunes résidant dans une zone urbaine sensible, une zone de revitalisation rurale ou dans les départements d’outre-mer peuvent également accéder à un emploi d’avenir jusqu’au niveau bac+3, s’ils sont à la recherche d’un emploi depuis plus d’un an.


Les employeurs concernés par le dispositif emplois d’avenir

Les employeurs principalement concernés par ce dispositif oeuvrent dans le secteur nonmarchand : les collectivités, les associations, les bailleurs sociaux, les hôpitaux, les entreprises publiques ...
Leurs activités ont une utilité sociale avérée ou font partie des secteurs prioritaires identifiés dans leur région et sont susceptibles d’offrir des perspectives de recrutement durables : filières vertes et numériques, secteurs social et médico-social, aide à la personne, animation socioculturelle, tourisme…
Ces employeurs s’engagent pour favoriser l’insertion professionnelle de ces jeunes.
Ils vont :
  • Définir le poste sur lequel ils recrutent le jeune en ayant la vision du métier vers lequel il pourra évoluer à l’issue de l’emploi d'avenir (chez eux ou chez un autre employeur, éventuellement du secteur marchand) ;
  • Mettre en place un tuteur auprès du jeune qui sera son référent pour réaliser les tâches qui lui seront confiées et faire de véritables apprentissages ;
  • Construire le parcours de formation qui pourra être proposé au jeune, avec l’aide de Cap emploi ou de la mission locale. De nombreuses fédérations d’employeurs et réseaux associatifs sont déjà mobilisés et travaillent avec les collectivités et les partenaires sociaux pour monter et financer ces formations.

L’Etat leur verse une aide de 75 % d’un SMIC brut à temps plein.
En bref...
- Une première expérience professionnelle pour des jeunes âgés de 16 à 25 ans (ou jusqu’à 30 ans pour les travailleurs handicapés), peu ou pas diplômés et à la recherche d’un emploi.
- Des contrats à durée indéterminée dans leur très grande majorité, mais qui pourront prendre la forme de CDD de 3 ans et, exceptionnellement de CDD d’une durée de 1 an, si la situation et le projet professionnel du jeune l’exigent.
- L’Etat finance 75 % du salaire brut du jeune à hauteur du SMIC pour les employeurs du secteur non marchand (35% pour le secteur marchand).
- En 2013, 100 000 emplois d’avenir seront créés, auxquels s’ajouteront 50 000 autres en 2014. Au total, ce sont 150 000 emplois d’avenir qui seront proposés pour recruter des jeunes peu ou pas diplômés dès 2014 et pour les années suivantes.
- L’Etat s’engage dès 2013 à hauteur de 2,3 milliards d’euros pour financer les emplois d’avenir.

Plus d'infoswww.lesemploisdavenir.gouv.fr