Une nouvelle chatterie à Lonny dans les Ardennes, attend avec impatience son premier chaton sibérien : un Neva Masquerade. La petite femelle très rare, est une des races la plus hypoallergénique de tous les chats domestiques. La belle arrive de Russie.

Une drôle de dépendance fraîchement construite est collée à la maison de Sylvia et David gilloux à Lonny. Un tapis d'herbe synthétique en délimite la base, et de curieux petits aménagements annoncent l'arrivée prochaine de quelqu'un d'important. Des jouets pour chats, des coussins, des litières toutes neuves, des commodités quatre étoiles pour une invitée de marque que toute la famille attend.

La chatterie de SylDaé sera le nom de ce nouveau petit paradis pour chats, mais pas n'importe lequel : le Neva Masquerade de Sibérie. Dans ce box extérieur, Sylvia, 43 ans, une passionnée de chats, termine ce lieu de vie pour petits gâtés : pont de singe, cachettes, herbe fraîche pour que les chats se purgent, et pleins d'autres surprises en réserve.  

 

 

 

" Je suis une passionnée de chats à la base, et depuis que je suis toute petite, j’ai des animaux, j’ai des chats ! me confirme-t-elle en montrant tous ses accessoires dédiés au félin.
" J’ai découvert cette race de chats à l’exposition féline de Charleville-Mézières, il y a un an et demi à peu près. Depuis, je suis devenu fan de ce chat, je suis tombée amoureuse de cette race". 

 

 

 



J’ai découvert que c’était un chat hypoallergénique, c’est-à-dire que les gens qui sont allergiques aux chats, avec ce chat-là, ils ont moins de symptômes, ou peu de symptômes. Le sibérien produit naturellement peu de protéines allergisantes FEL D1, responsables des allergies pour 85% des personnes. C’est une des races les moins allergène au monde. J’ai choisi cette race-là, car elle est très rare. Il y en a très peu en France.

Sylvia Gilloux, future éleveuse de Neva Masquerade

 

" Un chat-chien"

La petite femelle est toujours dans son pays natal, dans l'élevage russe choisi par Sylvia. La pandémie de covid-19 et ses deux mois de confinement ont bloqué la commande des Ardennais, la belle des neiges devra attendre.

Tout est différent avec ce type de chat, même le comportement semble en avoir gardé la rigueur des pays de l'Est.

 

 



" C’est considéré comme un "chat-chien", c’est-à-dire qu’il va être beaucoup avec vous ! explique l'éleveuse ardennaise.
 

" Il va vous suivre partout, et il est très câlin. Il vient de Sibérie. Au départ, c’était un chat sauvage là-bas, et il a été domestiqué par les russes. Le chaton de quatre mois devrait arriver fin août début septembre. L’éleveuse russe va l’accompagner en avion jusqu’ici".

 


 

 

Elle va s’appeler Oceania. On peut trouver des Sibériens classiques, des tigrés, des roux, mais le Neva Masquerade a la particularité d’avoir les yeux bleus, et le pelage blanc. C’est un chat qui est habitué au froid, il peut se promener dans la neige s’il le faut. Il a un sous-poil qui lui permet de ne pas avoir froid.

Sylvia Gilloux, future éleveuse de Neva Masquerade dans les Ardennes
 

 

 

 

" Chat alors " !

Les rares éleveurs français ne souhaitent pas vendre de chats non stérilisés, surtout quand ils en contrôlent la rareté de la race. Concurrence oblige, les places sont chers dans le monde de l'élevage haut de gamme. Sylvia raconte son cheminement pour trouver la perle rare, capable d'avoir des chatons.

" En tout, c’est un investissement, car le chat coûtera 2500 € à faire venir de Russie. C’est le prix d’une femelle non stérilisée. Dans un premier temps, je n’aurai pas de mâle reproducteur, je demanderai aux éleveurs français une saillie avec un chat de pure race. (350 euros ndlr). Je ferais comme ça dans un premier temps, et par la suite, j’aurai mon reproducteur mâle. Le prix d’un chaton varie entre 1200 € et 1500 € ".



  Lorsque la petite femelle Oceania aura un an, je vais pouvoir lancer ma propre reproduction. Il y aura un an de délai. Océania pourra avoir entre quatre et huit chatons pour sa première portée.
L’objectif pour nous, c’est que le chat soit bien, une portée par an ça suffit, ça ne la fatiguera pas.

Sylvia Gilloux, éleveuse de chats sibériens 
 

 

 

 

La plateforme Mimosa a été mise en place pour participer au projet de la jeune éleveuse. Les personnes intéressées, dans un premier temps, pourront réserver leur chat et contribuer à l'investissement des locaux, à l'achat des reproducteurs et des femelles.