Séisme au Maroc : "fraternité et humanité", une collecte à Rethel pour remplir un camion et l'envoyer aux victimes

Suite au séisme de magnitude 7 qui a frappé le Maroc, la solidarité s'organise. À Rethel (Ardennes), trois habitantes invoquent "la fraternité" et tentent de rassembler tout ce qui peut servir sur place.

Après le choc, la stupeur. Et très vite ensuite, la débrouillardise et la solidarité. À Rethel (Ardennes), on organise une collecte de tout ce qui peut servir aux victimes du séisme survenu au Maroc :

  • couvertures ("c'est en montagne")
  • vêtements pour adultes comme enfants
  • fournitures scolaires
  • protections hygiéniques
  • lampes-torches et allumettes
  • pansements
  • biberons, couches

Les organisatrices espèrent remplir un camion avec tout cela. Le samedi 16 septembre 2023, de 09h00 à 18h00, il sera possible de déposer ces fournitures dans un local prêté par un particulier. Il se situe entre Carrefour et Chausséa, au numéro 24 de la rue Colbert, à Rethel (voir sur la carte ci-dessous).

France 3 a cherché à en savoir plus sur cet élan de solidarité. Il a contacté Sophie, l'une des organisatrices. "On fait ça par pure fraternité, par humanité, par solidarité. En tant que citoyens, sans arrière-pensée. C'est spontané, ça vient du coeur. On espère remplir un petit camion... mais vous savez, on espérait faire de même pour l'Ukraine, et finalement, ça s'est transformé en gros camion." 

Aider un pays proche de la France

Marie-France, autre co-organisatrice, reconnaît "qu'on est un peu limite au niveau du temps. Mais pas mal de gens vont participer, il y a l'hôpital, on a fait le tour des commerces et des pharmacies... On est souvent surpris par la générosité des gens. Le Maroc, c'est un pays proche de la France. Par la bienveillance et la chaleur de sa population, des liens se sont créés. Ça vous marque toujours quand vous allez là-bas. Donc on leur rend un peu ce qu'ils nous ont donné."

Ces liens, Malika, la troisième co-organisatrice, les connaît bien. Ses parents sont originaires de ce pays. Une partie de sa famille vit à Rabat (la capitale du Maroc, souvent confondue avec Marrakech, bien plus grande). "Ma famille n'a pas eu de gros problèmes, si ce n'est que ça a tremblé et qu'ils ont dû passer la nuit dehors. Il n'y a pas eu de catastrophe à Rabat. Mais les gens qui vivent dans les montagnes... On ne peut qu'être altruiste avec ces gens : ils n'ont plus rien. Je pense aux enfants qui vivent là-bas."

Lorsque la terre y a tremblé, Malika s'est mise à recevoir plusieurs SMS à la suite, venant de ses proches. Au troisième SMS (elle n'était au courant de rien), elle a commencé à se demander pourquoi on lui demandait si sa famille allait bien. Elle a été touchée par la sollicitude des gens des Rethel.

Sa mère, qui a "pleuré" en découvrant les images à la télévision, a voulu donner pour le Maroc. Une attitude normale pour Malika. "Je donne déjà tout au long de l'année pour Madagascar depuis 29 ans : vêtements, jouets... Pour la Hongrie, aussi. Jamais je ne voyage à vide, j'apporte toujours des choses." C'est donc au tour du Maroc. "Il n'y a pas de frontières." Et c'est là qu'elle a entendu parler de l'initiative de Sophie et Marie-France, qu'elle a voulu aider. La boucle était bouclée. "On ne va pas attendre six mois. La solidarité" peut commencer.

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