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Les éthylotests électroniques de la société Ethylo (Aube)

Ethylotest électronique - Sté Ethylo (Aube) / © France 3 Champagne-Ardenne
Ethylotest électronique - Sté Ethylo (Aube) / © France 3 Champagne-Ardenne

Même si la société auboise n'est pas concernée par le retrait de 400.000 appareils jugés peu fiables, les ventes de leur produit sont en chutes libres. Le gouvernement hésite à les rendre obligatoires dans chaque véhicule.

Par Lionel Gonzalez

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a ordonné le retrait du marché de plus 400.000 éthylotests chimiques ou électroniques jugés non-conformes et dangereux, a-t-elle annoncé dans un communiqué publié jeudi.
La DGCCRF a pris cette décision après avoir mené une vaste enquête dans 144 établissements de fabrication, d'importation ou de distribution, notamment sur Internet.
Ethylotests électroniques par la société Ethylo (Aube)
Même si la société auboise n'est pas concernée par le retrait de 400.000 appareils jugés peu fiables, les ventes de leur produit sont en chutes libres.

Sur sept modèles d'éthylotests différents prélevés et analysés, quatre ont été déclarés dangereux, en raison de "leur incapacité à détecter une alcoolémie positive" ou "en sous-évaluant la concentration réelle en alcool", révèle la DGCCRF.
Ces appareils visant à révéler au conducteur son degré d'imprégnation alcoolique présente donc "un danger pour la sécurité des usagers de la route" dans la mesure où ils peuvent faire "croire à tort" à l'utilisateur "qu'il n'a pas dépassé la limite légale d'alcoolémie", explique l'organisme.
En conséquence, la DGCCRF a engagé "des procédures contentieuses pour tromperies", procédé à des retraits et rappels pour les appareils en cause et bloqué 181 annonces sur internet.

La présence d'un éthylotest chimique ou électronique est obligatoire depuis le 1er juillet dans tout véhicule terrestre à moteur circulant en France, à l'exception des cyclomoteurs (moins de 50 cm3 et 45 km/h maximum).

A cause des difficultés d'approvisionnement, la verbalisation en cas d'absence (11 euros) a été reportée au premier mars 2013.

Dans son édition de lundi, l'hebdomadaire Auto Plus avait déjà fait état du sérieux problème de fiabilité de certains modèles d'éthylotests chimiques et électroniques, après les avoir testés.

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