Le ras-le-bol des usagers de la ligne SNCF Paris-Troyes

© Brice Bachon / France 3 Champagne-Ardenne
© Brice Bachon / France 3 Champagne-Ardenne

Depuis un mois, grève des agents et pannes à répétition bouleversent le quotidien des usagers de la ligne Paris-Troyes. La SNCF reste muette, mais la région promet du changement.

Par IG avec Tiphaine Le Roux

De nombreux usagers de la ligne 4, entre Troyes et Paris, sont en colère. Depuis un mois, ils dénoncent les retards à répétition et suppressions de trains qu'ils subissent, particulièrement entre Paris et Romilly-sur-Seine. "Chaque fois, on se demande quand est-ce qu'on va arriver chez nous. En ce moment c'est l'enfer", déplore Claudia Froment, abonnée de la ligne 4.

La combinaison d'une grève et de difficultés de matériels a provoqué la suppression quasi quotidienne d'un train sur deux depuis le 10 décembre.

Nous commençons sérieusement à en avoir marre de voyager dans ces conditions. Nous ne sommes pas du bétail. Nous sommes des gens qui allons travailler tous les jours.

Céline Michel, abonnée sur la ligne 4, est remontée contre la SNCF. Avec d'autres usagers, ils ont lancé une pétition et envoyé un courrier à Guillaume Pépy le menaçant d'un dépôt de plainte.

Pour expliquer ses difficultés, la SNCF se retranche derrière un préavis de grève reconductible déposé par les cheminots contre le projet de supprimer des contrôleurs sur la ligne.

Mais, selon la CGT, c'est avant tout le manque de rames qui est en cause suite à des collisions ou des manques de pièces détachées. Deux rames auraient également été utilisées ailleurs dans le Grand Est.

La Région prend des mesures

La Région Grand Est, qui a repris la gestion de la ligne 4 depuis le 1er janvier, vient d'annoncer plusieurs éléments. Le transport devrait être beaucoup moins dégradé la semaine prochaine avec 9 trains sur 10.
Quatre nouvelles rames ont été commandées. Elles devraient arriver en septembre. 30 à 40 % de réduction seront aussi appliqués sur les abonnements de septembre.

"C'est une ligne sur laquelle il ne s'est rien passé pendant dix ans parce que l'Etat n'y croyait plus, estime David Valence, vice-président en charge des mobilités de la Région Grand Est. Nous, on a souhaité changer les choses. Quand ça change, hélas, il y a parfois de grandes difficultés. Mais on est arrivé globalement à une situation de sortie de crise. Cela va être la fin des désagréments"

En attendant que la ligne 4 reparte sur de bons rails, la Région va appliquer des "pénalités lourdes à la SNCF pour la dégradation du trafic qu'ont subi les voyageurs".
Au-delà, la Région se dit prête à ouvrir la ligne à la concurrence dès 2021.

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