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Tous les jours cette semaine, nous vous racontons le réveillon d'un Champardennais qui a fait le choix de le célébrer autrement. Ce jeudi, rendez-vous avec Michel Marnat, peintre à Troyes, qui déguste le champagne… avec le nez.

Le jonc de mer ressemble à une palette de peintre. De la peinture bleue, jaune, rouge, jonche le sol par traces en formes de gouttelettes. Sur un tabouret en bois, Michel Marnat sirote du coca zéro dilué avec un peu d'eau, dans une timbale en terre cuite.
Toile peinte par Michel Marnat / Troyes, le 27 décembre 2017 / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne
Toile peinte par Michel Marnat / Troyes, le 27 décembre 2017 / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne

 

"C'était les petits gâteaux ou l'alcool"

Depuis son diabète, l'artiste troyen a dû faire des choix. "Petits gâteaux ou alcool". Ne buvant que très peu avant le diagnostic, il a préféré la première option. "Le problème avec le diabète, c'est que cela me donne une sensation de manque de sucre. C'est pourquoi je dilue du coca dans mon eau ou que je bois du thé, pour constamment avoir l'impression d'ingérer quelque chose de sucré."

De parents champenois et bourguignons, ne pas digérer le vin est un comble. Dès l'adolescence, il s'aperçoit qu'il digère très mal le vin. "Cela me donnait des maux de tête affreux. En plus de ça,

Je me retrouvais à dormir très tôt alors que tous mes amis faisaient la fête.

Michel Marnat l'affirme, il n'a pas besoin de boire du champagne pour le déguster. "Parfois, quand quelqu'un insiste sur le fait que je ne boive pas, je prends un verre, je renifle ce qu'il y a à l'intérieur, et je peux exactement lui décrire ce qu'il est en train de boire. Sucré, tanique, palais, gorge…

Je n'ai pas besoin de l'avaler pour savoir ce que va procurer un vin.

Michel Marnat, peintre à Troyes / 27 décembre 2017 / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne
Michel Marnat, peintre à Troyes / 27 décembre 2017 / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne

 

"J'ai une plus grande cave à thé que cave à vin"

Malgré la cigarette, le Troyen garde un bon sens du goût. "Je n'ai pas besoin de boire mon coca seul, il a assez de goût quand je le dilue", explique-t-il. Même raisonnement pour le thé. Pas besoin d'en faire infuser en grande quantité pour l'apprécier.
Michel Marnat possède une quinzaine de thés différents / Troyes, le 27 décembre 2017 / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne
Michel Marnat possède une quinzaine de thés différents / Troyes, le 27 décembre 2017 / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne

 

Dans la cuisine, un placard détient les trésors du peintre. Une quinzaine de thé et des tablettes de chocolat. "Mes amis savent que je ne bois pas, et que je préfère largement un thé à un verre d'alcool."

A l'intérieur d'une petite boîte en plastique, son péché mignon : des aiguilles d'argent, un thé blanc chinois, au bourgeons vert pâle recouverts de reflets argentés. Vendu à presque 50 euros les 100 grammes dans le commerce, la plante aux arômes de raisin mûre reste difficile à trouver dans la capitale auboise.

Ca sent la mousse. C'est de loin mon préféré. Malheureusement, j'ai du mal à en trouver…

Ce thé blanc, aux bourgeons vert pâle et reflets argentés, est difficile à trouver dans les commerces de Troyes / 27 décembre 2017 / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne
Ce thé blanc, aux bourgeons vert pâle et reflets argentés, est difficile à trouver dans les commerces de Troyes / 27 décembre 2017 / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne

 

"Je ne suis pas contre la boisson"

S'il ne boit pas, l'Aubois souligne qu'il n'a "rien contre le champagne". A chaque occasion, il trinque au thé ou au coca avec ses amis : "Il m'arrive même de leur offrir une bouteille. Je ne suis absolument pas contre le fait qu'ils boivent. Simplement moi, je sais que ce n'est pas fait pour moi."