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Zoom sport : rencontre avec Marion Tardy, photographe fan de l'Estac

La jeune Troyenne photographie son équipe favorite depuis près de 10 ans. / © Raphaël Doumergue / France 3 Champagne-Ardenne
La jeune Troyenne photographie son équipe favorite depuis près de 10 ans. / © Raphaël Doumergue / France 3 Champagne-Ardenne

A 28 ans, la Troyenne Marion Tardy met sa passion pour la photographie au service du football, et notamment de l'Estac, son club favori.

Par Odile Longueval

Sur la pelouse lors d'un entrainement ou dans les tribunes pendant un match, Marion Tardy est toujours là, derrière son appareil. A 28 ans, cette ancienne agent de sécurité a su faire cohabiter ses deux passions : la photographie et le club de l'Estac.

Petite, elle aimait déjà le football lorsqu'elle allait voir son père jouer. Plus tard, une de ses tantes la fait venir aux entrainements du club troyen, pendant les vacances scolaires : "De fil en aiguille, en grandissant, je suis venue au bord des terrains toute seule, puis j'ai commencé à prendre des photos."
 

Dix ans de pratique

Lorsque nous la rencontrons, la jeune femme multiplie les prises de vue pendant deux heures. Une passion qu'elle a commencé à mettre en pratique il y a dix ans. Son but, tenter de saisir les expressions et les gestes techniques des joueurs : "Parfois je prends des portraits, mais généralement je me concentre plus sur leurs actions, surtout avec le ballon. Il arrive que certains joueurs prennent la pose, ça change, c'est sympa !"

C'est souvent le cas de Kévin Fortuné. Attaquant arrivé cette saison de Lens, il s'est vite laissé prendre au jeu : "Il faut dire qu'elle prend de très belles photos. En plus, on a la chance qu'elle nous les partage. On est contents de ses photos et de son travail."
 

2000 personnes la suivent

Autodidacte, Marion Tardy s'est formée seule. Son travail, elle le partage avec les 2000 personnes qui la suivent sur les réseaux sociaux. Les supporters, mais aussi les proches de joueurs peuvent notamment suivre l'évolution des carrières de certains d'entre eux.

Parmi eux, elle dit avoir "pas mal de familles de joueurs, mais pas forcément des pros. Celles des jeunes me suivent aussi. Ils aiment bien y voir leurs enfants, parce qu'ils sont au centre de formation et qu'ils ne les voient pas forcément souvent".


Pas de retouche

Sur les 280 clichés pris ce jour-là, la photographe n'en retiendra qu'une vingtaine. Avant de les publier, Marion prend le soin de sélectionner les meilleures, qui auront juste besoin d'un petit recadrage.

En effet, la jeune femme préfère faire le moins de modifications possible : "Je préfère mes photos au naturel, je n'aime pas trop les retoucher. La seule chose que je peux faire, c'est de les mettre en noir et blanc ou en sépia."
 

Un fan de la première heure

Tout chez elle rappelle son attachement au bleu et blanc de l'Estac. Depuis des années, la jeune mère de famille vit et respire football.

A domicile ou en déplacement, la Troyenne ne manque d'ailleurs que rarement les rencontres de son équipe. L'œil toujours derrière l'objectif de son appareil, Marion cherche à capter la concentration sur le visage des Troyens. Pas facile, depuis la tribune : "Ici, je suis moins proche du terrain, donc c'est un peu plus difficile. En plus, quand il pleut c'est encore plus compliqué."

Mais elle a déjà eu l'occasion de travailler bord terrain. Le rêve pour Marion Tardy : quitter définitivement son siège de photographe amateur, et rejoindre les pros.
 

Voir notre reportage :


 

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