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Baccarat : le préjudice d'anxiété de 32 salariés reconnu en appel

C’est une victoire, vendredi 16 février, pour trente-deux salariés, et ex salariés, de la cristallerie de Baccarat. Depuis 3 ans ils se battaient pour faire reconnaître leur préjudice d’anxiété. Ils recevront chacun 11.000 euros d’indemnisation.
© Photo : Dominique Duforest
La cour d'appel de Nancy a reconnu vendredi 16 février 2018,  le préjudice d'anxiété pour 32 salariés et anciens salariés de la cristallerie de luxe Baccarat. Ils ont obtenu gain de cause et recevront chacun 11.000 euros d’indemnisation.

"Tous les salariés sont indemnisés à hauteur de 11.000 euros par personne",

a dit François Lafforgue, avocat des salariés et ex-salariés. 

"C'est un très bon jugement. Cela veut dire que le préjudice d'anxiété est reconnu", a réagi Bernard Leclerc, président de l'association départementale de défense des victimes de l'amiante, qui soutient les salariés. 

Une victoire en appel

En première instance, devant le conseil de prud'hommes, en mars 2016, les verriers, qui réclamaient l’indemnisation de leur préjudice d’anxiété pour avoir été exposés aux poussières d’amiante dans leur entreprise, avaient été déboutés. Depuis octobre 2013, 290 dossiers de plaintes de salariés de Baccarat ont été déposés devant le conseil de prud'hommes de Nancy.

La cristallerie, fondée en 1764 en Lorraine, est réputée pour la fabrication d'objets de décoration, d'articles de table, de luminaires et de bijoux haut de gamme. La manufacture, située à Baccarat, emploie environ 500 salariés.

Compte-rendu d'audience : Dominique Duforest

Amiante : la victoire des verriers de Baccarat.

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