Contournement de Châtenois : la justice valide la reprise immédiate des travaux, une ouverture de la route espérée pour la fin de l'année 2024

Deux mois après qu'un accord ait été trouvé entre l'Etat, la collectivité européenne d'Alsace et Alsace Nature pour une reprise des travaux du contournement de Châtenois (Bas-Rhin), le tribunal administratif de Nancy valide ce 27 février le redémarrage du chantier.

C'est un imbroglio qui se rapproche un peu plus encore de son dénouement : ce 29 février 2024, le chantier de construction de la route permettant de contourner Châtenois va reprendre. Alors que les travaux approchaient de leur terme, après quatre ans de chantier, ils avaient été suspendus par le tribunal administratif de Strasbourg le 12 mai 2023, suite à un recours de l'association Alsace Nature, qui déplorait l'insuffisance des mesures environnementales compensatoires pour les sept hectares de zone humide détruites.

En septembre 2023 était lancée une médiation impliquant l'Etat, la collectivité européenne d'Alsace et Alsace Nature, qui aboutissait en décembre à un accord entre les parties. Face à l'engagement de la CEA à retravailler le dossier environnemental, Alsace Nature acceptait le principe d'une reprise des travaux. 

Ne restait que la validation judiciaire de ce redémarrage : elle est arrivée ce 27 février par une ordonnance du tribunal administratif de Nancy, qui acte le sursis en exécution de la décision du tribunal administratif de Strasbourg en date du 12 mai 2023. En clair : les travaux vont pouvoir reprendre dès le 29 février, laissant espérer, selon le maire de Châtenois Luc Adoneth, "une ouverture de l'ouvrage d'ici la fin de l'année". 

Le volet environnemental à peaufiner

Pour rappel, la construction de cette route de 4,5 kilomètres avait été décidée dès 2012 pour tenter de fluidifier le trafic dans le secteur, et notamment la traversée de la commune de Châtenois. L'ouvrage devrait coûter entre 4 et 5 millions d'euros.

Les trois acteurs du dossier ont communiqué conjointement sur l'aboutissement de ce long feuilleton, la CEA rappelant, selon ses engagements, que "le travail de sécurisation foncière des mesures environnementales, d'état des lieux naturaliste et de rédaction des cahiers des charges qui s'y appliquent reste en cours en vue d'une mise en œuvre la plus rapide possible comme cela a été, d'un commun accord, acté dans le protocole."