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Un Alsacien met au point des molécules luminescentes capables de mieux détecter les cancers

Joan Goetz a remporté cette année le second prix du concours Docteurs-Entrepreneurs pour ses nano-marqueurs luminescents. / © France 3 Alsace
Joan Goetz a remporté cette année le second prix du concours Docteurs-Entrepreneurs pour ses nano-marqueurs luminescents. / © France 3 Alsace

Sa découverte, un nano-marqueur capable de se fixer très précisément aux cellules malades, doit permettre d'améliorer le dépistage et le diagnostic de certaines pathologies.
 

Par ML et CM

C’est à partir de son sujet de thèse, effectuée au CNRS, au sein de l’école de chimie de l’université de Strasbourg, que Joan Goetz a fait une découverte susceptible d’améliorer le diagnostic de certaines pathologies, notamment des cancers : une molécule extrêmement brillante, capable de se fixer sur les cellules malades.
 
 

"Des performances 100 fois supérieures"


"Par exemple, cette molécule, on a changé un bras ou on a changé une partie, expose le docteur en chimie, aujourd’hui âgé de 30 ans. Ce petit changement permet de modifier la structure de la molécule et d’avoir de nouvelles propriétés en termes de lumière. On arrive à avoir des performances 100 fois supérieures à ce qui existe actuellement."
 
Joan Goetz a remporté cette année le second prix du concours Docteurs-Entrepreneurs pour ses nano-marqueurs luminescents. / © France 3 Alsace
Joan Goetz a remporté cette année le second prix du concours Docteurs-Entrepreneurs pour ses nano-marqueurs luminescents. / © France 3 Alsace

Cette molécule modifiée peut ensuite être rajoutée à un échantillon de tissu, de sang ou d'urine à analyser. Une fois bombardé de lumière, on y détecte beaucoup plus facilement, plus vite et plus longtemps les cellules atteintes par la maladie. La précision est également accrue.
 

Une start-up en incubation


"Si vous avez des cellules saines, elles ne seront pas éclairées, alors que les cellules cancéreuses vont être reconnues et éclairées et surtout, avec une bien meilleure sensibilité, détaille Loïc Charbonnière, directeur de recherches au CNRS qui a supervisé la thèse de Joan Goetz. On va pouvoir aller chercher une cellule malade."
 

Une nouvelle méthode susceptible d’intéresser les grands groupes pharmaceutiques comme les plus petites entreprises qui font du diagnostic. Les deux chercheurs se sont donc associés pour créer Poly-DTech. La start-up, aujourd’hui hébergée au SMIA, un incubateur strasbourgeois, proposera un kit de détection clé en main ou assurera elle-même la recherche pour ses clients. Lancement prévu fin 2018 ou début 2019.
 

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