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ASPTT Strasbourg : être autiste et faire du sport avec et comme les autres

Robert, 4 ans, au contact d'Anissa apprend à être mobile et à s'intégrer à un groupe / © Anne-Laure Marie / France 3 Alsace
Robert, 4 ans, au contact d'Anissa apprend à être mobile et à s'intégrer à un groupe / © Anne-Laure Marie / France 3 Alsace

Cela fait trois ans maintenant que l'ASPTT Strasbourg ouvre ses cours de babygym et d'athlétisme aux enfants autistes. L'objectif, c'est de permettre à ces enfants, en difficulté parfois avec leur corps et avec les autres, de pratiquer une activité comme tout le monde et avec tout le monde.

Par Anne-Laure Marie

"Robert savait lire à trois ans, il commence à parler les trois langues qu'il entend, le Français, le Polonais et l'Anglais, il est autiste, diagnostiqué à deux ans", raconte Joanna sa maman. Une maman plutôt apaisée même si elle reconnaît que s'occuper de Robert c'est beaucoup de travail. "Mais il est pris en charge heureusement. Il suit une scolarité normale à Bischheim à l'école grandir vert demain", un établissement qui pratique une pédagogie alternative notamment en mêlant des enfants sans trouble à des enfants autistes entre autre.
 

Ça fait partie de notre ADN

La prise en charge de Robert passe aussi par le sport. Grâce à des aides financières de la ville notamment, le petit garçon de quatre ans peut suivre une activité physique. Parce qu'il lui faut une éducatrice spécialisée en sport adapté pour l'accompagner à chaque cours et que cela a un coût.

L'ASPTT Strasbourg, qui s'est portée volontaire lorsque la ville de Strasbourg a lancé ce projet, propose aux parents qui le souhaitent deux activités : la bagygym le samedi matin et l'athlétisme. Pour l'instant, trois enfants comme Robert bénéficient du dispositif. "Cétait important pour nous de participer à ce type d'action, ça fait plus de vingt ans qu'on accueille des personnes en situation de handicap, physique ou moteur, ça fait partie de notre ADN", témoigne Denis Laurent, manager général du club omnisport, le plus gros d'Alsace avec plus de 3.500 membres.
 

Robert a fait de gros progrès

Et cela fonctionne. Robert a démarré l'activité en septembre et a fait de gros progrès depuis. "Au début, il ne savait pas sauter ni courir, confie Anissa, l'éducatrice qui le suit. Maintenant, il parvient à faire le parcours sportif mis en place presque comme tous les autres enfants". "Et puis ça l'aide dans son rapport aux autres de participer à ce cours, ajoute Joanna, sa maman. C'est plus facile pour Robert avec les adultes qu'avec les enfants de son âge, il a du mal à s'intégrer. Faire du sport avec les autres, ça l'oblige à s'ouvrir. Et ça permet aussi aux autres de faire l'apprentissage de la tolérance, de réaliser qu'il y a des enfants différents". Joanna était ravie de pouvoir témoigner de son expérience, elle voudrait que ce type d'actions soit davantage connu pour que cela profite à plus d'enfants comme Robert.
 

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