Déchetteries de l'Eurométropole de Strasbourg : grève illimitée des agents, ils réclament de meilleures conditions de travail

Les agents des déchetteries de l'Eurométropole de Strasbourg sont en grève illimitée depuis deux semaines. Ils réclament des paniers repas et surtout de meilleures conditions de travail.

Si vous vous êtes rendus à la déchetterie de la Wantzenau ou à celle de la Vigie aujourd'hui lundi 2 janvier, vous vous êtes probablement cassé le nez. Fermées faute d'agents. Et pour cause, les agents des déchetteries de l'Eurométropole, une cinquantaine en tout, sont en grève illimitée depuis deux semaines maintenant.

Autrement dit, l'Eurométropole de Strasbourg ne connaît pas ses effectifs au début de chaque journée, puisque les agents se déclarent gréviste à tour de rôle au coup par coup, obligeant la fermeture de l'une ou l'autre des déchetteries.

Les agents réclament une revalorisation salariale qui passerait par un panier repas. "Nous aimerions que la ville nous fasse livrer des paniers repas les midis, ce n'est pas grand chose, autour de 50 euros par mois mais ce serait un vrai coup de pouce pour nous", explique Mario Dos Santos, agent à la déchetterie du Wacken.

Pendant ce temps, les voitures se succèdent les unes après les autres. "L'activité a augmenté, c'est indéniable, ajoute l'agent, sans doute du fait de la surconsommation. En tout cas, nos conditions de travail sont devenues intenables".

Plus de soutien de la hiérarchie

Et c'est là, l'autre volet de leurs revendications. Les agents doivent faire face à une recrudescence des incivilités. "Quand on explique aux gens qu'ils ne peuvent pas déposer plus que ce que la loi autorise, ils s'en prennent à nous. J'ai déjà dû porter plainte deux fois!" n'en revient toujours pas Mario Dos Santos. 

Les agents aimeraient donc un contrôle plus sévère, et des conséquences pour les contrevenants. "On voudrait qu'il y ait des suites, que les gens fautifs aient des contraventions. Parce que pour l'instant, on travaille et on a l'impression de ne pas être soutenus par notre hiérarchie, on en a ras-le-bol en fait."

Les agents des déchèteries avaient déjà lancé un mouvement de grève en septembre pour des raisons similaires mais n'avaient pas obtenu gain de cause. Cette fois ils sont déterminés à aller jusqu'au bout pour se faire entendre.