Dépôts sauvages et poubelles en pleine nature, un maire adjoint excédé

Face aux dépôts sauvages réguliers, le maire adjoint de Rohrwiller (Bas-Rhin) a du mal à contenir sa colère. Sur sa commune, il fait savoir qu'une quinzaine de sacs-poubelles contenant des volatiles morts ou bien encore des couches-culottes ont été retrouvés récemment en pleine nature.

Christian Caillard, le maire adjoint de Rohrwiller (Bas-Rhin) ne décolère pas. En cause : les dépôts sauvages d'ordure retrouvés en pleine nature. Dans sa petite commune, à une vingtaine de kilomètres au nord de Strasbourg, cette pratique consiste à se débarrasser de ses déchets au mépris de la loi et du respect de l'environnement. Elle est devenue régulière. Et malheureusement, rien ne semble pouvoir enrayer ce phénomène.

En l'espace de deux semaines, des dizaines de sacs-poubelles ont été repérées aux abords de la Zorn, à la sortie de l'autoroute. Une première fois, "c'était des couches-culottes pour adultes, dans une douzaine de sacs-poubelles", fait savoir Christian Caillard.

Quelques jours plus tard, c'est une quinzaine de sacs-poubelles contenant des cadavres de volatiles. "Ils ont été découverts par le garde champêtre. J’ai contacté la protection de la population (DPP) pour savoir s'il y avait un risque de grippe aviaire sur le territoire. Heureusement, ce n'est pas le cas en ce moment".

Le maire adjoint a fait appel à une société d’équarrissage pour le ramassage, une opération facturée 150 à 200 euros au frais de la commune, tient-il à souligner. "C'est d'autant plus rageant et incompréhensible que l'on a des déchetteries et des ramassages réguliers et gratuits".

La liste ne s'arrête pas là. Régulièrement, l'adjoint affirme retrouver aussi des pneus ou des canapés en forêt. "Ces dépôts sauvages, hormis la charge budgétaire pour la commune, ont un impact négatif sur la flore et la faune. Si on ne les ramasse pas, ils mettent des années à se dégrader".

Celui-ci tient à rappeler que les dépôts sauvages sont passibles d'amende. "On essaie de retrouver des indices sur place qui pourraient mettre les gendarmes sur une piste. Mais le mieux est encore d'utiliser les services mis à la disposition de la population". C'est-à-dire, les poubelles, les encombrants et les déchetteries, tout simplement.