GCO : ils découvrent la future autoroute de Strasbourg à pied, à vélo, à skis

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Écrit par Claire Peyrot

Après avoir accueilli les véhicules anciens le 7 novembre, le GCO ouvre ses voies aux piétons, aux cyclistes et autres curieux le temps d'un week-end. Une opération dénoncée par les opposants à l'autoroute de contournement de Strasbourg qui appellent au boycott.

C'est une promenade pour le moins insolite qui est proposée ce samedi 13 et dimanche 14 novembre à proximité de Strasbourg. Le groupe Vinci autoroutes ouvre les 24 kilomètres de voies du GCO, le Grand contournement Ouest de Strasbourg, à tous ceux qui voudraient découvrir la nouvelle infrastructure.

Les visiteurs peuvent utiliser tous les moyens de transport "doux" qu'ils souhaitent : marche, vélo, trottinette, rollers ou même rosalie. Ce samedi matin, malgré le froid et la grisaille, ils étaient déjà quelques dizaines à emprunter la nouvelle autoroute de contournement de la capitale alsacienne, dont la date d'ouverture n'a pas encore été dévoilée.

Vinci a ainsi voulu permettre au grand public de venir s'approprier l'A355. L'événement marque la fin des travaux de l'autoroute qui permettra à terme de relier Vendenheim à Ittenheim.

Au péage d'Ittenheim, un village accueille un espace d'exposition pour découvrir le Grand Contournement Ouest de Strasbourg. Sur place, les visiteurs trouvent restauration, partenaires de l'entreprise, simulateur de conduite, concessionnaires automobile. 

Les opposants à la nouvelle autoroute dénoncent là une opération de "greenwashing". Réunis dans le collectif "GCO non merci !", ils appellent à boycotter l'opération. Ce samedi, une centaine de militants a participé à un contre-rassemblement non loin de l'autoroute.

"Notre objectif est de dénoncer le greenwasking de l’entreprise Vinci sur le contournement Ouest de Strasbourg qui ne sera jamais une autoroute écologiquement vertueuse" expliquent les manifestants.

La date de mise en service de l'infrastructure n'est pas connue car une procédure judiciaire est en cours. La cour administrative de Nancy a examiné le dossier ce mercredi 10 novembre et elle rendra son délibéré le 16 novembre.