Le Parlement européen exige que Mark Zuckerberg, patron de Facebook, vienne à Strasbourg

Mark Zuckerberg, au cours de son audition devant le Sénat américain, le 10 avril 2018 à Washington DC. / © Zach Gibson / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Mark Zuckerberg, au cours de son audition devant le Sénat américain, le 10 avril 2018 à Washington DC. / © Zach Gibson / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a réclamé mercredi que le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, aille en personne à la rencontre des élus européens. Il lui est demandé de s'expliquer sur l'utilisation des données personnelles de millions d'utilisateurs par Cambridge Analytica.

Par M.L. (avec AFP)

Après le Congrès américain, c'est au tour du Parlement européen de sommer le patron de Facebook de s'expliquer en personne. Le président de l'institution, Antonio Tajani, a exigé mercredi à Mark Zuckerberg qu'il soit auditionné à Strasbourg à propos du scandale Cambridge Analytica, du nom de l'entreprise britannique suspectée d'avoir exploité à leur insu les données personnelles de dizaines millions d'utilisateurs du réseau social à des fins électorales. 


"Tous les groupes politiques insistent sur l'absolue nécessité de votre présence personnelle, comme cela a été le cas devant le Congrès des Etats-Unis", écrit notamment Antonio Tajani dans un courrier adressé au PDG de Facebook, dont l'AFP a eu connaissance. "Les citoyens européens méritent l'entière vérité sur le rôle présumé de Cambridge Analytica dans le référendum sur le Brexit, en particulier dans la perspective des élections européennes de 2019", a-t-il ensuite ajouté sur son compte Twitter. 

Le président du Parlement européen avait déjà invité Mark Zuckerberg  à s'exprimer devant les représentants européens dès le 20 mars, sitôt l'affaire révélée, mais le PDG de Facebook a proposé que le vice-président chargé des affaires publiques du groupe, Joel Kaplan, fasse le déplacement.



Mark Zuckerberg, qui déjà a témoigné pendant dix heures devant les élus américains plutôt dans le mois, a rencontré la semaine dernière le vice-président de la Commission européenne, Andrus Ansip. Selon la commissaire européenne à la Justice et à la protection des consommateurs, Vera Jourova, ce dernier lui a signifié que "l'invitation du Parlement européen était une manière de restaurer la confiance".

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