A Strasbourg, une centaine de manifestants crient leur colère contre la fermeture prolongée des lieux de culture

Le monde de la culture et du spectacle s’est mobilisé ce mardi 15 décembre pour protester contre la fermeture prolongée des salles et lieux de culture décidée par le gouvernement. A Strasbourg, ils étaient un peu plus d'une centaine de professionnels du spectacle à manifester leur colère.

Un peu plus d'une centaine de manifestants ont crié leur colère, place Kléber à Strasbourg ce mardi 15 décembre, après l'annonce du report de la réouverture de salles de spectacle.
Un peu plus d'une centaine de manifestants ont crié leur colère, place Kléber à Strasbourg ce mardi 15 décembre, après l'annonce du report de la réouverture de salles de spectacle. © Grégory Fraize, France Télévisions

Après l’annonce du Premier ministre, Jean Castex, jeudi 10 décembre, du report de la réouverture des salles, le monde du spectacle s'est mobilisé ce mardi 15 décembre pour manifester sa colère et son incompréhension dans plusieurs villes de France. A Strasbourg, artistes et techniciens du spectacle étaient un peu plus d'une centaine à se réunir place Kléber, en début d'après-midi.

Des participants à la manifestation contre la prolongation de la fermeture des salles de spectacle, cet après-midi du mardi 15 décembre à Strasbourg.
Des participants à la manifestation contre la prolongation de la fermeture des salles de spectacle, cet après-midi du mardi 15 décembre à Strasbourg. © Grégory Fraize, France Télévisions

 

Alors qu’ils étaient prêts à rouvrir ce 15 décembre, jour de déconfinement et de liberté de circulation en journée pour tous les Français, cinémas, théâtres et salles de spectacle sont amers et déçus. Ils devraient rester fermés au moins jusqu’au 7 janvier, a annoncé le gouvernement.

 

Marie-Anne Alizon, chanteuse et comédienne de doublage, une artiste triste après avoir été révoltée.
Marie-Anne Alizon, chanteuse et comédienne de doublage, une artiste triste après avoir été révoltée. © Grégory Fraize, France télévisions

 

Une situation désespérante pour Marie-Anne Alizon, chanteuse et comédienne de doublage, présente à la manifestation: "On a l’impression de ne pas être pris en compte, il y a là une absurdité incroyable, ce que tout le monde dit. Ce n’est même plus de la révolte maintenant, c’est de la tristesse. C’est très difficile parce qu’on ne voit pas l’issue."  

Les syndicats du secteur culturel, SFA-CGT (syndicat des artistes-interprètes), la Fédération du spectacle, du cinéma, de l’audiovisuel et de l’action culturelle CGT, le SCC (Syndicat des cirques et compagnies de création), dénoncent, dans un communiqué commun, la destruction sans précédent du "volume d’activité et d’emplois pour nos secteurs". 

 

"Nous jetterons un nuage de farine sur la place à l'image du brouillard dans lequel nous avançons depuis des mois"
"Nous jetterons un nuage de farine sur la place à l'image du brouillard dans lequel nous avançons depuis des mois" © Grégory Fraize, France Télévisions

 

Artistes, et techniciens du spectacle demandent la réouverture immédiate des salles. La compagnie strasbourgeoise Les oreilles et la queue a demandé aux participants à la manifestation de venir en homme sandwich avec leurs affiches de spectacle et de faire le maximum de bruit, munis des leurs instruments, accessoires et outils de travail. "Nous jetterons un nuage de farine sur la place à l'image du brouillard dans lequel nous avançons depuis des mois." a prévenu Cécile Gheerbrant, responsable artistique de la compagnie.

 

"Action poétique de survie, action politique de survie" disent les banderoles portées par ce manifestant.
"Action poétique de survie, action politique de survie" disent les banderoles portées par ce manifestant. © Grégory Fraize, France Télévisions

 

Les salles de cinéma strasbourgeoises Star annoncent de leur côté participer "à l'action nationale des cinémas français en manifestation de leur incompréhension face à la décision gouvernementale de report des réouvertures". Les deux salles strasbourgeoises ont décidé de rallumer leurs enseignes de 17 à 18 heures. Une manière de rappeler symboliquement que, même fermés, les cinémas "sont présents au cœur des villes et villages et qu’ils constituent un lien social et culturel essentiel à notre pays."

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
manifestation économie social culture coronavirus/covid-19 santé société