Strasbourg : déguisés en Mickey et Donald, plusieurs hommes seraient soupçonnés de harcèlement de rue

Les témoignages affluent sur les réseaux sociaux ces dernières semaines. Des hommes sillonneraient régulièrement les rues de Strasbourg déguisés en personnages Disney pour prendre des photos avec des passantes. Ils en profiteraient pour demander de l’argent et se livrer à des attouchements.

Des "Mickey" seraient accusés de harcèlement de rue à Strasbourg.
Des "Mickey" seraient accusés de harcèlement de rue à Strasbourg. © Byron Grenier

D’habitude, ils sont synonymes d’innocence et de bonhommie. Mais ces Mickey, Donald et Winnie l’ourson là, on n’a pas franchement envie de les croiser. Ces dernières semaines, des hommes déguisés en personnages Disney se promèneraient dans les rues du centre-ville de Strasbourg pour arrêter les passants et surtout les passantes, en leur proposant de faire des photos.

A priori, rien de bien méchant. Sauf que selon les témoignages qui fleurissent sur les réseaux sociaux, sous les costumes et derrière les clichés, se cacheraient des intentions peu reluisantes et des actes répréhensibles.  

"Ils sifflent les filles et les touchent lorsqu’elles demandent des photos !", rapporte par exemple un internaute sur Twitter. "Ils nous ont demandé de l'argent, ils nous on pris de court. Ils étaient fourbes, insistants", relate aussi Sophie, qui a croisé leur chemin rue des Grandes Arcades il y a trois semaines.

Les mis en cause, qui seraient au nombre de quatre, auraient en effet des comportements insistants, poursuivant certaines femmes jusqu’à ce qu’elles leur accordent une photo, voire déplacés, en les serrant fort contre eux pour les toucher. Autant de faits rapportés sur la page Facebook des étudiants de Strasbourg et auprès de l'association Ru'elles, qui lutte contre le harcèlement et les violences sexistes et sexuelles.

"On a été alerté, pas mal d’informations ont circulé sur notre groupe. C’était des messages d’avertissements de personnes qui auraient été victimes d’attouchement", confirme Tiffany, sa présidente. "J’ai aussi entendu dire qu’ils barraient la route, qu’il fallait les payer si il y avait eu une photo. Je n’avais jamais vu ça à Strasbourg. On ne sait pas qui se cache derrière mais c’est angoissant".

 

Malgré ces témoignages, la police nationale affirme n'avoir, pour l'heure, reçu aucune plainte. Affaire à suivre, "si tant est qu'il y en ait une", commente-t-elle.

"Au mieux, il faut porter plainte ou au moins réaliser des signalements auprès de la police. Si on est témoin, on peut aussi faire des vidéos", conseille, de son côté, Tiffany.

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