Strasbourg : plusieurs milliers de personnes place Kléber pour dire non au racisme

Entre 3500 et 5000 personnes se sont rassemblées ce vendredi 5 juin en début de soirée au centre de Strasbourg pour dénoncer le racisme et les violences policières.

Une foule compacte place Kléber pour dénoncer le racisme.
Une foule compacte place Kléber pour dénoncer le racisme. © Cathy Huber/France Télévisions

Alors que de nombreux rassemblements sont annoncés pour samedi dans de nombreuses villes de France, une foule de 3500 à 5000 personnes (selon les sources) s'est retrouvée ce vendredi 5 juin place Kléber à Strasbourg, à l'instar d'autres manifestations organisées ce vendredi à Caen, Rouen, Lille ou Clermont-Ferrand.

Alors que les rassemblements de plus de 10 personnes dans l'espace public sont en théorie interdits en raison de la crise sanitaire, des milliers de personnes, dont de nombreux jeunes, ont répondu aux appels lancés par les réseaux sociaux. La plupart étaient vêtus de noir. 

 

La plupart des manifestants étaient vêtus de noir
La plupart des manifestants étaient vêtus de noir © Cathy Huber/France Télévisions

Black lives matter 

Sur des pancartes, le slogan "Black lives matter" (Les vies noires comptent),  reprenant le cri de ralliement du mouvement contre les violences racistes déclenché aux Etats-Unis par la mort de George Floyd, un Afro-américain de 46 ans qui a succombé lors de son arrestation, asphyxié par un policier à Minneapolis. Pour la plupart masqués, les jeunes de Strasbourg ont d'abord manifesté silencieusement avant que ne retentissent des salves d'applaudissements et que quelques-uns prennent la parole au mégaphone.

Beaucoup de jeunes filles aussi qui tenaient à expliquer leur présence. "Je suis là parce que je pense que la police n'est pas là pour nous protéger, elle est au service du gouvernement. Certains policiers font leur travail correctement, mais il y a des violences policières depuis des années, elles commencent tout juste à être filmées, c'est urgent il faut que ça s'arrête", témoigne l'une d'elle. Une autre, américaine de nationalité, explique que la mobilisation doit être générale. "Je soutiens le mouvement parce que c'est un sujet important pour moi, on doit tous montrer qu'on est là, je suis américaine et ça me dégoûte de voir les violences policières dans mon pays, c'est indispensable que tout le monde se mobilise".

Les milliers de jeunes rassemblés se sont dispersés peu après 21 heures dans le calme.

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
société
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter