Covid-19 : face à la reprise épidémique, "il faut protéger les personnes âgées"

Publié le Mis à jour le

Le Covid-19 gagne du terrain, en France comme en Champagne-Ardenne. Le président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale appelle à la vaccination des plus de 60 ans.

Le Covid-19 ne prend pas de vacances pour l’été. Depuis plusieurs jours, l’épidémie bondit de nouveau en France, avec un taux d’incidence de 481,68. En Champagne-Ardenne, les chiffres sont inférieurs mais restent élevés.

La Haute-Marne est le département le moins affecté par la reprise épidémique, avec un taux d’incidence de 240. Les Ardennes affichent un taux de 318, l’Aube de 291 et la Marne de 350. 

Les Ardennes sont le département où l’évolution du nombre de cas est la plus importante : +66 % en sept jours. Dans la Marne, elle est de 36%, et de 32% en Haute-Marne. L’Aube est le département où la progression est la plus lente : +16,4% en sept jours.

Un sous-variant d’Omicron

Selon Santé Publique France, les signes cliniques présentés par les personnes infectées sont plus fréquents avec ce sous-variant. La fatigue, la toux, la fièvre et les maux de tête sont toujours en tête des symptômes, mais avec un taux de cas renseignés plus important.

La cause de cette reprise épidémique est le sous-variant Omicron BA.5 qui progresse rapidement en France. Cette augmentation est le signe de l’arrivée d’une 7e vague dans le pays.  

Cependant, Santé Publique France insiste aussi sur le fait que les mutations du virus ne sont pas la seule cause de la reprise épidémique. En effet, "la diminution de l’adhésion aux mesures barrières, l’augmentation du nombre de contacts et la diminution de la protection conférée par la vaccination ou une précédente infection ont un impact majeur sur les dynamiques épidémiques." 

Un virus qui peut encore muter

Malgré ces données, Santé Publique France se veut rassurante quant à l’impact de ce variant. Au Portugal, le pic de la vague épidémique causée par le variant BA.5 a été atteint fin avril, mais semble aujourd’hui passé. Ainsi, "l'impact modéré et limité dans le temps" de cette vague au Portugal est "rassurant quant aux conséquences que pourrait avoir BA.5 en France", rapporte Santé Publique France.

Mais le virus n'a pas dit son dernier mot et pourrait encore évoluer : "L’hypothèse d’un futur variant dominant plus pathogène qu’Omicron, intrinsèquement ou par un échappement plus important à la réponse immunitaire, ne peut pas non plus être exclue".

Vaccination : « Il faut protéger les personnes âgées »

Face à cette reprise épidémique, la priorité est "d’assurer au maximum la protection des personnes fragiles, celles qui sont susceptibles d’aller à l’hôpital, d’avoir une forme grave, voire d’en décéder", indique Alain Fischer, président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, invité de Télématin sur France 2 ce 22 juin.

Aussi les personnes âgées de plus de 60 ans doivent-elles recevoir une dose de rappel, une quatrième dose, "qui ne présente aucun danger", rassure Alain Fischer. "Notre niveau d’immunité, après quelques mois, quand on a plus de 60 ans, est moins durable. On a une mémoire immunitaire moins persistante", précise-t-il.

Cette dose supplémentaire permet de "rattraper le niveau de protection obtenu après le premier rappel, en termes de protection de l’infection, et surtout contre les formes graves."

Pour les personnes plus jeunes et en bonne santé, une nouvelle dose n'est, pour l'heure, pas d'actualité, mais la situation peut encore évoluer. D'autant qu'"à l’automne, de nouveaux vaccins seront disponibles permettant d’élargir le spectre de capacité de protection", conclut Alain Fischer.