Formule 1 : la fin du champagne sur les podiums, "c’est un symbole qui disparaît", pour les vignerons

La nouvelle est tombée ce mardi 2 mars : il n'y aura plus de champagne sur les podiums des Grands Prix de Formule 1. Pour Maxime Toubart, président du Syndicat général des vignerons de Champagne, "c’est un symbole qui disparait". Il sera remplacé par du vin italien. 

Le champagne sera remplacé par du Proseco sur les podiums de Formule 1
Le champagne sera remplacé par du Proseco sur les podiums de Formule 1 © Jean-Francois Galeron, MaxPPP

Terminé le champagne sur les grands prix de Formule 1. Désormais, les pilotes arroseront leur victoire au vin effervescent. Un accord vient d’être passé avec un fournisseur italien au nom prédestiné, Ferrari. Une annonce brutale ce mardi 2 mars pour les vignerons champenois, qui fournissent les courses automobiles depuis plus de 70 ans. "Le champagne sur les grands prix de Formule 1, c’est un symbole, regrette Maxime Toubart, président du Syndicat général des vignerons de Champagne. Le symbole de la réussite, de la victoire, de la fête. Remplacer le champagne par une autre boisson, c’est enlever une part de rêve, c’est retirer un peu de prestige. Je suis vraiment triste, c’est un symbole qui disparaît."


70 ans de tradition


La tradition du champagne est née lors d’un Grand Prix de France, à Reims sur le circuit mythique de Gueux, le 2 juillet 1950. Paul Chandon Moët et Frédéric Chandon de Brailles, prestigieux producteurs de champagne et amoureux de sport auto, servent leur boisson aux pilotes à la fin de la course. A cette époque, le champagne est simplement bu, et non pas secoué puis projeté. Il faudra attendre la fin des années 60 pour que le bouchon saute et arrose les vainqueurs.


"Ces podiums, c’était d’abord une belle vitrine pour nous les vignerons, confie Maxime Toubart. Je ne pense pas qu’il y aura un réel impact économique pour le secteur, mais on n’aura plus la fierté de pouvoir dire 'c’est mon champagne que le vainqueur tient dans les mains'". Selon le président du Syndicat des vignerons, cette décision est d’abord une question d’argent : "Acheter du champagne, ça coûte cher pour les organisateurs. Trop cher peut-être, pour un sport qui n’est pas au top de sa popularité et dont les moyens diminuent. Passer un accord avec une marque moins prestigieuse, c’est peut-être un moyen de faire quelques économies"


"Le champagne reviendra"


Malgré tout, Maxime Toubart reste optimiste. "Il y a des cycles, explique-t-il. Il y a quelques années, sur certains Grands Prix, on avait déjà remplacé le champagne par un vin pétillant… puis le champagne est revenu ! Donc je ne perds pas espoir, je pense qu’un jour, le champagne reviendra !"

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