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Epopia, la start-up alsacienne qui envoie des lettres aux enfants lève 1,5 million d'euros de fonds

Quand écrire et lire devient un plaisir, c'est le pari osé et réussi d'Epopia, start-up alsacienne / © MaxPPP
Quand écrire et lire devient un plaisir, c'est le pari osé et réussi d'Epopia, start-up alsacienne / © MaxPPP

Epopia, c'est cette start-up alsacienne, créée en 2012, qui propose de faire vivre aux enfants une aventure personnalisée par le truchement de lettres. Pour se développer à l'international, Epopia a réalisé une levée de fonds : 1,5 million d'euros récoltés. Pas moins.

Par Anne-Laure Marie

"Le jour où Adèle a reçu son premier courrier, c'était mignon, elle s'est demandée si c'était vrai, si les personnages qui lui écrivaient étaient réels ou non", se souvient amusée Céline Haller, la maman d'Adèle, sept ans. Depuis trois mois maintenant, la petite fille se retrouve plongée dans l'univers des dinosaures, dans une histoire dans laquelle elle est le héros. Adèle reçoit des lettres des protagonistes, des objets et répond ensuite pour que l'aventure se poursuive dans le sens qu'elle aura décidé. "Depuis, elle est au taquet", se réjouit sa maman, "c'est un cadeau qu'elle a reçu mais je connaissais déjà. Je suis institutrice et j'avais découvert le concept d'Epopia dans un blog d'enseignant. Je l'ai trouvé vraiment intéressant pour ma classe de CM1-CM2 mais j'ai d'abord utilisé ma nièce comme cobbaye, s'amuse Céline Haller. Elle a adoré et ma classe aussi!"


40.000 familles abonnées

Les retours sont unanimes. Parents et enfants dithyrambiques. Aujourd'hui 40.000 familles sont abonnées dans 65 pays du monde et 500 écoles ont utilisé Epopia dans leur cursus pédagogique. Un concept qui a germé dans la tête de Rémy Perla, 36 ans et papa de deux enfants. Informaticien dans une vie précédente. "J'étais dyslexique quand j'étais petit et donc la lecture c'était un calvaire. Un jour, au travail, je discute à la machine à café avec une collègue qui me parle des problèmes qu'elle recontre avec ses enfants pour la lecture. Et là, je me suis mis à phosphorer et à inventer le concept d'Epopia".


500 lettres par jour

Sept ans après, la start-up alsacienne compte une vingtaine de salariés, des écrivains, des graphistes, des illustrateurs, des orthophonistes qui répondent de manière individuelle à chaque enfant par l'intermédiaire d'un logiciel d'intelligence rédactionnelle inventé par Rémy Perla. "En ce moment, on reçoit 500 lettres par jour, c'est génial. En fait ça fonctionne parce qu'on donne un vrai rôle à l'enfant et lire et écrire prennent du sens, ce n'est plus un apprentissage fastidieux."


1,5 million d'euros dans une levée de fonds

Une idée qui a valu de nombreux prix à son concepteur dont le prix spécial du concours Lépine à la foire européenne de Strasbourg en 2016.  Mais si Epopia est présent dans 65 pays, il n'est utilisé que par des francophones, expatriés ou écoles françaises et pour cause, les histoires sont en français. "On veut maintenant se développer à l'international parce que l'imaginaire n'a pas de frontière et qu'il n'y a pas de raisons qu'il n'y ait que des petits français qui en bénéficient." Alors la start-up a lancé une vaste levée de fonds. Un succès. 1,5 million d'euros ont ainsi été récoltés, des fonds d'investissement, des business angels, des sociétés qui croient dans l'entreprise. Et le pactole pourrait encore grossir. 


Un partenariat avec l'association des paralysés de France

Enfin cerise sur le gâteau, Epopia a signé un partenariat avec l'Association des paralysés de France. Ce sont eux qui impriment les lettres, les mettent sous pli et affranchissent les lettres qui sont envoyées aux enfants. "Cela ajoute une valeur sociétale au projet", explique Rémi Perla, dyslexique mais grand lecteur, rêveur mais chef d'entreprise accompli.

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