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GCO de Strasbourg : le feu vert du Conseil d’Etat ne surprend pas les opposants qui “courent après le temps”

Le chantier du Grand contournement ouest (GCO), vu du ciel. / © France 3 Alsace
Le chantier du Grand contournement ouest (GCO), vu du ciel. / © France 3 Alsace

Le Conseil d'Etat a confirmé le projet contesté de rocade autoroutière de Strasbourg en validant, mercredi 13 mars, le prolongement de sa déclaration d'utilité publique. Un revers qui était attendu par les opposants au GCO qui se veulent toujours combatifs.
 

Par M.C avec AFP

L'association de protection de l'environnement Alsace Nature et la commune de Kolbsheim, traversée par la future rocade, ont été déboutées de leur recours contre la prorogation de la déclaration d'utilité publique (DUP), par un jugement du Conseil d'Etat rendu mercredi 13 mars. Le projet autoroutier, devant relier l'A 4 à Vendenheim, à l'A 35-A 352 à Duttlenheim, avait été déclaré d'utilité par l'Etat en 2008, sans que les travaux ne soient entamés. Le gouvernement avait prorogé la DUP en janvier 2018, à l'échéance de ses dix ans, permettant au chantier de démarrer à l'automne 2018.

Dans son jugement, le Conseil d'Etat estime que "les modifications apportées au projet depuis la déclaration d'utilité publique ne peuvent être regardées comme des modifications substantielles des caractéristiques du projet", qui auraient justifié d'organiser une nouvelle enquête publique, comme le demandaient les requérants. "L'évolution du coût du projet, qui est de l'ordre de 12% hors inflation, ne peut être regardée comme affectant son économie générale", ajoute la juridiction.
 
Une décision qui n’est ni une surprise, ni un coup de massue pour les opposants au GCO. "Nous savions que la marge de manœuvre était étroite. Le Conseil d’Etat n’a pas entendu nos arguments, il n’a pas une vision environnementale du projet, c’est dommage" réagit maître François Zind, le conseil d’Alsace Nature.

Il y a quelques semaines, les militants anti-grand contournement avaient essuyé un autre revers. Le rejet de la demande de suspension du permis d’aménager du viaduc de Kolbsheim prononcé mercredi 27 février par le tribunal administratif de Strasbourg. Ils avaient alors affiché une mine déconfite, se déclarant en "fin de bataille". Mais ces jours-ci, ils semblent reprendre du poil de la bête, pleinement engagés dans une bataille de communication.  
 

"On se reprend, confirme François Zind. Nous attendons d’autres jugements sur le fond, notamment celui portant sur l’autorisation unique environnementale. Nous essayons aussi de voir ce qu’on peut faire sur le plan pénal pour engager la responsabilité de l’Etat sur ce dossier". Un discours offensif, tout en reconnaissant se sentir "comme le petit lapin dans Alice au pays des merveilles. Nous courons après le temps. En attendant que les requêtes sur le fond soient statuées, les arbres tombent. Les atteintes sont faites. On ne peut rien arrêter dans l’urgence."
 

Des travaux qui avancent effectivement bon train malgré la mobilisation sur le terrain qui se poursuit. La mise en service de la rocade à péage de 24 kilomètres devrait intervenir fin 2021.

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