Ce n'est pas une chimère... Mi-girafe, mi-zèbre, l'okapi prend ses quartiers au zoo de Mulhouse

Le zoo de Mulhouse accueille pour la première fois de son histoire des okapis. Mi-girafe, mi-zèbre, cette espèce de mammifère est classée en danger de disparition dans sa zone d'habitat naturel, au Congo. Arrivés d'Allemagne, les deux nouveaux pensionnaires sont en phase d'acclimatation.

Deux mâles okapi sont arrivés au Parc zoologique et botanique de Mulhouse.
Deux mâles okapi sont arrivés au Parc zoologique et botanique de Mulhouse. © Document Zoo de Mulhouse
Ils s'appellent tous les deux Dayo, comme une commune de la République Démocratique du Congo, où leur espèce est très présente. Les deux okapis -l'un arrive du zoo de Francfort, l'autre de Cologne- ont pu prendre leurs quartiers à Mulhouse. Le parc botanique et zoologique de la cité du Bollwerk qui pour la première fois de son histoire accueille ce mammifère ruminant de la famille des girafes.
  

Une farce des scientifiques

Son allure rappelle à la fois celle du zèbre et de la girafe. L'okapi a été « découvert » en 1901 par Sir Harry Johnston à qui il doit son nom. C’est l'un des derniers grands mammifères à être observé scientifiquement sur la planète. L'okapi, une espèce en danger de disparation dans son milieu naturel, les forêts de la République Démocratique du Congo. Victime de braconnage et de la destruction de son habitat naturel par l'homme. 

« L’okapi est une espèce encore méconnue aujourd’hui, explique Benoît Quintard, vétérinaire et directeur-adjoint du parc. Elle est mal étudiée car elle vit dans une zone de conflits. Il y a un côté mythique chez l’okapi parce qu’inconnu, encore à découvrir. Pendant longtemps, à l’époque des explorations naturalistes, le public a pensé que l’okapi était une farce de scientifiques, un montage entre plusieurs animaux : un zèbre, une girafe, une antilope. »


Phase d'acclimatation avant d'être réunis dans le même enclos


Arrivés la semaine dernière, les deux okapis, l'un est âgé d'un an et demi, l'autre de treize ans, ont été séparés dans un premier temps. L'objectif : éviter les affrontements entre les deux mâles, et leur permettre à chacun de s'acclimater à leur nouvel environnement sans créer du stress inutile. Ils seront réunis dans quelques jours dans leur enclos. L'aîné est inscrit dans un programme de reproduction. Mulhouse deviendra ainsi le quatrième parc français à présenter cet animal menacé, endémique des forêts de la République Démocratique du Congo (RDC).
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