Mulhouse : depuis dix ans, SOS Fringues propose des vêtements gratuits ou à petits prix

Tout le monde connaît SOS Fringues dans le quartier des Coteaux, à Mulhouse (Haut-Rhin) L'association, gérée par toute une famille, y est implantée depuis 2010. Elle propose des vêtements recyclés, provenant de dons, à petits prix. Pour les sans-abris et les retraites modestes, ils sont gratuits.

Le local de l'association SOS Fringues est situé au rez-de-chaussée d'un immeuble du quartier des Coteaux à Mulhouse (Haut-Rhin).
Le local de l'association SOS Fringues est situé au rez-de-chaussée d'un immeuble du quartier des Coteaux à Mulhouse (Haut-Rhin). © Vincent Lemiesle, France Télévisions
Niché dans un appartement, au rez-de-chaussée d'une barre d'immeuble du quartier des Coteaux, à Mulhouse (Haut-Rhin), le local SOS Fringues est ouvert à tout le monde. Il suffit de pousser la porte des lieux et de venir chiner dans les rayonnages pour, peut-être, trouver chemise, pantalon ou veste qui vous manquait. Vêtements, chaussures ou même accessoires d'ameublement, il y en a pour tous les goûts et toutes les tailles.
 

Une petite "entreprise" familiale

La responsable des lieux et présidente de l'association, Nicole Dal-Din, consacre le plus clair de son temps, au moins quatre jours par semaine, à l'accueil du public, au tri et au rangement des vêtements. SOS Fringues, c'est son bébé, comme elle dit : "C'est moi qui suis à l'origine du projet, né le 17 octobre 2010. Je l'ai monté, avec les bénévoles et salariés de SOS chômeurs avec qui on a fusionné. En 2014, après la dissolution de SOS chômeurs, j'ai repris la gestion complète."  Et depuis cette date, l'association est une petite "entreprise" familiale : à côté de Nicole, présidente, son mari, ses quatre filles et le compagnon de l'une d'elles, tous membres bénévoles.
 
Nicole Dal-Din, la présidente de SOS Fringues, en train de trier des vêtements.
Nicole Dal-Din, la présidente de SOS Fringues, en train de trier des vêtements. © Vincent Lemiesle, France Télévisions


Des vêtements à tout petits prix

Sarah, l'une des filles de Nicole, a été "recrutée" comme secrétaire. Elle s'occupe de la "paperasserie". Une activité qui l'occupe une bonne partie de la semaine, bien que ce ne soit pas son domaine de prédilection. "Avec ma maman, on a trouvé dommage de fermer un local en plein quartier qui aide pas mal de monde dans le besoin, des mères célibataires par exemple, alors on a décidé de reprendre l'association."

Depuis, SOS Fringues se voue exclusivement au recyclage de vieux vêtements pour les redistribuer aux plus démunis. Ils sont proposés à de petits prix, allant de un à quelques euros. Pour les sans-abris et les petites retraites, ils sont même gratuits.
 

Dons et collectes

Les vêtements proviennent de dons faits par des particuliers pour la plupart, parfois d'entreprises. Ils sont déposés directement au local ou mis à disposition, l'association se chargeant alors de les récupérer chez les donateurs, sur Mulhouse et son agglomération. "On organise aussi de temps en temps des collectes sur des places publiques, comme à Didenheim, à côté de la caserne des pompiers", précise Sarah.

Les vêtements sont triés sur place, au local de SOS Fringues. Les plus usés repartent au recyclage dans les bornes du Relais, les autres sont nettoyés, si nécessaire, et rangés dans les rayonnages pour femme, enfant, homme et même bébé. Des rayonnages entièrement fabriqués et montés par le père, le bricoleur de l'association.
 
Le rayon enfants, dans une des pièces de l'appartement, qui en compte cinq.
Le rayon enfants, dans une des pièces de l'appartement, qui en compte cinq. © Vincent Lemiesle, France Télévisions


Quel avenir pour SOS Fringues ?

L'association, après une décennie de fonctionnement, a trouvé ses marques et un certain équilibre, malgré l'incertitude qui pèse sur son avenir. "Aucune subvention ne nous est accordée par la Ville de Mulhouse", se plaint, résignée, Nicole Dal-Din. "Mais on ne paie pas le loyer, c'est au moins ça de gagné." L'appartement, un F5, est, en effet mis gracieusement à la disposition de l'association par la ville.

"Mais par contre, nous avons 315 euros de charges mensuelles à payer ", des charges tout juste couvertes par les revenus tirés de l'activité de l'association, environ 400 euros par mois. "J'ai reçu la visite d'une candidate aux élections municipales, mais je ne crois pas aux promesses. La semaine prochaine j'ai une autre visite d'une autre candidate, on verra...",  confie, dubitative, Nicole Dal-Din, qui cherche des financements (voir publication Facebook ci-dessous). 
 
SOS Fringues, situé au 9 rue Eugène Delacroix à Mulhouse, est ouvert au public : 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
social économie vie associative société solidarité