Retour sur la naissance mouvementée de Kaysersberg vignoble

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Écrit par P.S.
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Retour sur la naissance mouvementée de Kaysersberg vignoble

En janvier 2016 naît Kaysersberg vignoble, issue de la fusion de trois communes : Kaysersberg, Sigolsheim et Kienzheim. Très vite, la fusion tourne au pugilat entre Henri Stoll, ancien maire de Kaysersberg et Thierry Speitel, ex-maire de Sigolsheim.

C’est un projet que le maire de Sigolsheim, Thierry Speitel, nourrissait depuis 10 ans. Un mariage de raison pour partager les richesses avec les communes voisines de Kaysersberg et Kienzheim.

Une grande commune


Une super commune de 100 000 habitants qui permettrait de faire des économies substantielles : un seul centre technique, une seule salle des fêtes, par exemple. Sans compter le maintien des dotations d’Etat avec bonification de 5%, cadeau du gouvernement pour les nouvelles communes créées avant 2016.

« L’idée de les réunifier est une bonne chose. C’est la façon de faire qui a péché », se rappelle Pascal Lohr, désormais maire de Kaysersberg vignoble.

Désunion

Trois mois et quatorze jours après la publication des bans, le temps des amours est révolu. 18 conseillers municipaux et une adjointe de la nouvelle commune viennent de démissionner. En cause : les pratiques du maire Henri Stoll. Mais pour lui, c’est de la manipulation : « il y a un type qui ne trouve pas sa place, Monsieur Speitel. Point. »

Avec prudence, Pascal Lohr estime que le pouvoir a peut-être rendu les deux maires imbus de leur personne. Dans cette guerre d’egos, les habitants se sentent quelque peu oubliés.

« On ne pouvait que constater une chose : le désastre de notre commune et de cette commune nouvelle qui pouvait être belle », se souvient Pascal Lohr.

Si 35 conseillers restent acquis à la cause d’Henri Stoll, la démission des 18 autres suffit à provoquer de nouvelles élections.

Election

C’est finalement la troisième, celle de  Pascal Lohr qui l'emporte le 26 juin avec l’intention de faire table rase des querelles du passé. « Je suis entrepreneur de pompes funèbres et j’avais la connaissance des familles [du secteur, ndlr] que l’un et l’autre n’avaient pas forcément », explique-t-il.

Mais il reconnaît : « On a une majorité mais on n’a pas forcément l’unanimité. A nous de faire que ces gens qui sont peut-être dans l’opposition voient qu’on travaille avec sincérité. Et d’apporter chacun notre pierre à l’édifice, qui nous permettra de faire grandir et de construire notre commune nouvelle. »

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