Éducation. Une fresque contre les inégalités au lycée Decomble à Chaumont

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Ce mercredi 4 mai 2022, une dizaine d’élèves du lycée professionnel Eugène Decomble à Chaumont, en Haute-Marne, ont commencé à peindre une fresque de 20 mètres de long pour la liberté d’expression et contre les inégalités.

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Le projet a commencé en octobre 2021, et a pour but d’habiller l’un des murs du lycée professionnel Eugène Decomble, refait à neuf. Une dizaine d’élèves toutes sections confondues, mais tous amateurs d’art, ont travaillé à l’élaboration d’un morceau de fresque sur le thème des inégalités, de la tolérance et de la liberté d’expression, une quinzaine de mercredis après-midi sur leur temps libre.

Lutter contre les inégalités et l’homophobie

Sur les croquis de certains d’entre eux, on peut distinguer une balance portant d’un côté la terre et de l’autre des liasses de billets, qui bien que plus petites pèsent plus lourd que notre planète. Un message qui dénonce "la trop grande importance du capitalisme" d’après son auteur Thomas Habert, en deuxième année de CAP conducteur d’engin.

D’autres comme Lisa Odino, élève de terminale en mécanique automobile, ont choisi de dénoncer l’homophobie : "C’est un sujet qui me touche au quotidien, j’ai beaucoup d’amis qui font partie de la communauté LGBTQI +, peindre cette fresque est une façon pour moi de les aider. De façon générale, ce projet est génial, il nous permet de parler de plein de sujets importants qui nous tiennent à cœur, et en plus techniquement, il nous permet de nous améliorer et d’apprendre de nouvelles façons de créer."

Les élèves sont accompagnés d’Arno Kusek, artiste pochoiriste rémois venu peindre le portrait du président ukrainien Volodymyr Zelensky, et apporter ses conseils aux lycéens notamment concernant la conception des lettrages, une de ses spécialités.


"Je les trouve courageux, car au départ, ils ne sont pas formés pour ça. C’est un projet qui leur a pris beaucoup de temps sur leur temps libre. Ce n'est pas facile de se lancer dans quelque chose qu’on ne connaît pas. Et encore plus à cet âge-là. On dit toujours que les jeunes ne s’intéressent pas à ce qui les entoure, à la politique et le travail qu’ils fournissent là prouve le contraire," s’enthousiasme l’artiste.

Le lycée a décidé de donner du temps aux élèves, en leur octroyant trois jours, pour finir leurs œuvres.