La ville de Langres désormais jumelée avec la ville d’Honolulu ?

© Clément Martin
© Clément Martin

Les Langrois se sont réveillés ce lundi matin avec de nouveaux amis... américains. Pour preuve, des nouveaux panneaux de « ville jumelée avec Honolulu (USA) » sont apparus depuis 4h30, aux sept entrées de la ville. Pourtant, nous ne sommes pas le 1er avril ?

Par LG

Les élèves de seconde 5 et d’option théâtre du Lycée Diderot de Langres, travaillent actuellement l’art de rue avec l’artiste Nicolas Turon et les professeurs Aline Bournery et Anne Parque. Ils ont réfléchi à l’identité de la ville de Langres, que l’on qualifie souvent de froide et de triste, endormie dans son Histoire. Ils ont voulu lui donner un coup de jeune en lui offrant un souvenir amusant et dépaysant.

C’est ainsi qu’ils se sont levés très tôt ce lundi matin et ont posé (entre 4h30 et 5h30) sept panneaux « Jumelé avec Honolulu » pour jumeler d’autorité cette ville avec une cousine qui est son exact opposé.

Par cette action, ils espèrent attirer l’attention sur leur « petite cité dans laquelle il se passe des choses, dire qu’on peut y vivre sans avoir envie nécessairement d’en partir. » « Encore faut-il pour cela s’emparer de la rue et de ce qu’elle offre de partage, et voir ce qui s’y passe, comme par exemple l’action de jeunes de 15 et 16 ans qui font de l’art pour troubler les habitants ! »

Ils espèrent « attirer tout ce que le monde compte de surfeurs cools pour rider sur les remparts ». Avec ce clin d’œil, ces élèves comptent écrire au maire d’Honolulu pour lui faire part de leur démarche.

Les coulisses de l'installation​

"Jumelage" Langres <> Honolulu



 

Qui est Nicolas Turon ?

Son travail d’artiste de rue consiste à rencontrer une ville et ses habitants, par le prisme de l’espace public, en habitant 24h/24h dans la rue ou dans des bâtiments publics (écoles, bibliothèques). Durant cette période, il créé des œuvres qui jouent avec les codes urbains et qui sont à même de créer aujourd’hui les souvenirs de demain.

Actuellement et pour dix jours, Nicolas Turon habite le hall du Lycée Diderot de Langres et fait travailler deux classes de seconde directement dans la rue. Il les accompagne et les fait réfléchir à l’espace commun qui les entoure, à rencontrer les passants, à imaginer de la fiction drôle, poétique ou potache destinée à troubler leur réalité.

Sur le même sujet

Extrait "Paroles de flic, un passé stupéfiant" - Le prix de l'héroïne

Les + Lus