Histoires 14-18 : l'artiste André Breton

© France 3
© France 3

André Breton est passé à la postérité plus par ses oeuvres surréalistes que par ses faits d'armes mais André Breton combattit comme d'autres artistes pendant la Grande Guerre.

Par LG avec Mathieu Gillerot

Etudiant en médecine, André Breton est originaire de Normandie. Le poète et écrivian est surtout connu aujourd'hui pour sa théorie sur le suréalisme. Avant d''écrire "L'Amour fou" ou ses "Manifestes sur le surréalisme", André Breton, pendant la guerre, multiplie les stages dans des hôpitaux militaires psychiatriques. Il étudie les cas de soldats ayant perdu la raison après un séjour sur le front.

Et son parcours le conduit notamment au centre psychiatrique de Saint-Dizier. Il est l'un des papes du mouvement surréaliste.

André Breton, poète, écrivain, appelé sous les drapeaux en février 1915 à 19 ans, malgré ses aspirations anarchistes et socialistes. André Breton soldat, mais aussi étudiant en médecine, une passion qu'il va continuer à entretenir ici, à Saint-Dizier.
Histoires 14-18 : André Breton
Source archives : - Pathé Gaumont - Association atelier André Breton - Collection particulière Paris  - France 3 - M. Guillerot

© France 3 Pendant que l'Europe s'enfonce dans la guerre, le jeune André Breton est incorporé au 17ème régiment d'artillerie puis envoyé à l'hôpital de Nantes comme infirmier. A l'arrière des combats, il officie dans plusieurs hôpitaux militaires et arrive au centre neuro-psychiatrique de Saint-Dizier, en 1916. C'est dans ces murs, au contact des soldats traumatisés par leur expérience du feu, qu'il découvre la pensée du fondateur de la psychanalyse, Sigmund Freud, à laquelle il adhère immédiatement. Après des dizaines d'entretiens avec ces patients aliénés, il finit par trouver à leur folie une certaine énergie créatrice

© France 3 A son ami Guillaume Apollinaire, lui aussi mobilisé, il fait part de ses craintes quant à sa propre santé mentale « Rien ne me frappe tant que les interprétations de ces fous, explique-t-il. Est-ce que je ne rapporte pas de nos discussions le même trouble qu'eux ? » Pour conserver intacte sa lucidité, Breton se réfugie dans la lecture de poésies et notamment celles écrites par Arthur Rimbaud. Sa passion pour la psychiatrie lui fera même envisager une carrière dans cette spécialité, mais il considère très vite que «  les psychiatres ont bien moins de génie que les poètes.

A la fin du conflit, André Breton multipliera les stages qui le conduiront au Val-de-Grâce en mai 1918 où il rencontrera Louis Aragon. Tout proche d'obtenir son diplôme de médecine, il renoncera au tout dernier moment, pris dans son élan vers le surréalisme.





 

Sur le même sujet

Les + Lus