L'hôpital descend dans la rue pour demander des moyens : “aux urgences, il y a un ras-le-bol très profond”

Les urgences de l'hôpital Mercy de Metz en grève . / © Inès Lagdiri. France 3 Lorraine
Les urgences de l'hôpital Mercy de Metz en grève . / © Inès Lagdiri. France 3 Lorraine

Médecins, aides-soignantes, étudiants, c'est tout l'hôpital public qui manifeste jeudi 14 novembre pour exiger davantage de moyens. Une mobilisation générale pour sauver l'hôpital. 

  

  

Par Yves Quemener

Une grande manifestation des personnels hospitaliers a lieu ce jeudi 14 novembre 2019 à Paris. Infirmières, aides-soignants, médecins, et même les étudiants seront dans la rue. 

Fait rare, tous les syndicats de la fonction publique hospitalière s'y sont ralliés, et en particulier la CGT, FO et la CFDT.
Ils espèrent obtenir un plan d’urgence pour l’hôpital public car les revendications n'ont pas changé depuis le mois de mars, début de la fronde: augmentation des salaires, hausse des effectifs et réouverture des lits supprimés.

Dans les revendications portées depuis bientôt sept mois par les grévistes des urgences, il y a notamment une augmentation immédiate de 300 euros net mensuels de tous les salaires.

Aujourd'hui les postes de soignants ne sont plus pourvus parce que les conditions de travail sont trop difficiles et les salaires trop bas.
- Mathieu Piotrkowski, secrétaire général, CGT 57 Santé et action sociale

"Agnès Buzin, la Ministre des Solidarités et de la Santé reste sourde aux nombreux appels des personnels soignants et donc la mobilisation reste forte", précise le syndicaliste mosellan.

A la croisée des chemins

Pour Patrick Peloux, le président de l'association des médecins urgentistes de France, joint par téléphone ce matin, "nous sommes quelque part à la croisée des chemins. Maintenant c'est Agnès Buzin et le gouvernement qui doit prendre une décision radicale".
"Aujourd'hui il y a bien sûr un problème de financement mais aussi un gros problème de motivation. Personne ne veut venir travailler à l'hôpital public".
Et il ajoute : "aux urgences, il y a un ras-le-bol très profond". 

Les manifestants vont se réunir à midi devant la maternité de Port-Royal, dans le sud de Paris. Le cortège doit ensuite se diriger vers le Sénat, l'Assemblée nationale et Matignon. De nombreux Lorrains seront présents dans le cortège.
 

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