INFOGRAPHIE. Dans le Grand Est, malgré la remise, les prix des carburants reviennent aux niveaux de la fin août

Alors que la pénurie de carburants touche encore 20,5% des stations du Grand Est au 19 octobre selon le gouvernement, les prix poursuivent leur remontée. Malgré la remise de 30 centimes, le tarif à la pompe revient au niveau observé fin août 2022.

La situation dans les stations service s'améliorent peu à peu dans le Grand Est. Alors que 31 % des stations étaient en difficulté le 17 octobre, ce chiffre est tombé à 20,5 % deux jours plus tard, selon les données communiquées par le ministère de la Transition énergétique.

Trouver du carburant est une chose, le trouver à un prix raisonnable en est une autre. Malgré la remise de 30 centimes actuellement mis en place par le gouvernement, et les ristournes supplémentaires décidées par certains distributeurs, les prix des carburants remontent depuis le mois de septembre dans notre région. La tendance nationale est la même.

Au 18 octobre, le prix moyen du litre de gazole était de 1,98 euro dans le Grand Est. Un tel niveau n'avait pas été atteint depuis la fin août, où la remise gouvernementale n'était que de 18 centimes.

Pour le sans plomb 98, les prix dans le Grand Est sont encore inférieurs à ceux enregistrés fin août, avec 1,82 euro le 18 octobre, contre 1,87 fin août. Pour le sans plomb 95, le prix au 18 octobre est le même que celui de la fin août, avec 1,80 euro par litre.

Comment expliquer cette hausse ?

Plusieurs facteurs peuvent être avancés. Tout d'abord, le blocage des dépôts de carburants pèse sur la logistique habituelle des camions citernes. "Vous avez des camions qui attendent trois à quatre heures à l'extérieur d'un dépôt pétrolier pour se faire remplir et ensuite aller en station-service. Ce camion, qui d'habitude pourrait faire trois ou quatre stations dans la journée, n'en fait plus qu'une et part souvent de plus loin", expliquait sur franceinfo la semaine dernière Francis Pousse, le président de la branche stations-service du syndicat Mobilians.

Certaines stations ont également été approvisionnées avec du carburant venu de l'étranger, la Belgique par exemple. Le trajet allongé pèse sur le tarif du produit livré aux stations, et donc sur le prix payé par les consommateurs.

La hausse s'explique aussi par la situation internationale. Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, l'Opep+, qui regroupe les 13 membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) menés par l'Arabie saoudite et leurs 10 partenaires conduits par la Russie, a décidé le 5 octobre de sabrer ses quotas de production à partir de novembre, au moment où les prix du brut étaient en train de baisser.

Les membres de l'OPEP+ ont décidé d'une baisse de "deux millions" de barils par jour pour le mois de novembre. "C'est la réduction la plus importante depuis le début de la pandémie", a réagi dans une note Srijan Katyal, de la société de courtage ADSS. 

Alors qu'elle devait s'arrêter au 31 octobre, la Première ministre a annoncé le 16 octobre le prolongement de la remise de 30 centimes par litre de carburant jusqu'à la mi-novembre. Après cette date, la ristourne gouvernementale sera de 10 centimes par litre.

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