Compensation de la hausse du GNL. Fin des blocages aux dépôts pétroliers de Lorient et Brest

Ce mardi soir du 13 février, les travailleurs du secteur des travaux publics ont pris la décision de mettre fin au blocage des dépôts pétroliers de Lorient et Brest. Ce blocage avait pour objectif d'exercer une pression sur le gouvernement afin de maintenir leur avantage fiscal sur le gazole non routier (GNR).

Les artisans des travaux publics ont décidé ce mardi soir du 13 février de lever le blocage des dépôts pétroliers de Lorient et Brest avec lequel ils voulaient faire pression sur le gouvernement pour conserver leur niche fiscale sur le gazole non routier (GNR), à l'instar des agriculteurs.

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Blocage levé

"On a levé le blocage à Lorient suite à la décision du tribunal" de la ville, saisi en référé par la direction du dépôt, a expliqué à l'AFP Norbert Guillou, président du CNATP (Chambre nationale des artisans des travaux publics et du paysage) pour le Morbihan.


Le tribunal a ordonné mardi la levée du blocage au plus tard à 18h30, sous peine d'une pénalité de 500 euros par heure de présence. Les accès avaient été rétablis aux environs de 18h00, selon un correspondant de l'AFP, et le dépôt devrait pouvoir reprendre une activité normale dès mercredi matin, a estimé la direction.

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Même dérogation que pour les agriculteurs 

Le dépôt pétrolier de Lorient était bloqué depuis le 25 janvier par des camions et tractopelles d'artisans des travaux publics refusant l'augmentation des taxes sur le GNR. Ils demandent à pouvoir bénéficier des mêmes dérogations que le gouvernement a consenties aux agriculteurs en réponse à leur mobilisation récente.

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Un blocage similaire avait été entamé devant le dépôt de Brest le 8 février mais il était également en train d'être levé mardi soir, a indiqué Norbert Guillou, confirmant des informations de médias locaux.

Le patron du CNATP dans le Morbihan n'exclut pas de nouvelles actions en Bretagne s'il n'obtient pas gain de cause.

Fin janvier, la Capeb, organisation patronale des artisans du bâtiment, estimait qu'"il ne peut être raisonnablement envisageable" que l'objectif de hausse progressive du GNR décidée fin 2023 repose uniquement "sur les épaules des entreprises du BTP dans un contexte où aucune alternative aux engins fonctionnant au GNR ne s'offre à ces mêmes entreprises".