INFOGRAPHIES. Covid-19 : des taux d'incidence déjà supérieurs au pic de la quatrième vague en Champagne-Ardenne

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Écrit par Matti Faye
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Illustration. © OLIVIER LANRIVAIN / PRESSE OCEAN / MAXPPP

Le taux d'incidence de l'épidémie de Covid-19 est en forte hausse ces derniers jours. Dans les Ardennes, l'Aube et la Haute-Marne, le nombre de contaminations dépasse les valeurs observées lors de la quatrième vague, à l'été 2021.

210 dans les Ardennes, 144 en Haute-Marne ou encore 112 dans l'Aube au 18 novembre. Le taux d'incidence de l'épidémie de Covid-19, qui mesure sur sept jours le nombre de tests positifs rapportés à 100 000 habitants, est en forte hausse depuis le début du mois de novembre. Dans ces trois départements, le pic de la quatrième vague, à l'été 2021, a déjà été dépassé.

Dans la Marne, on flirte tout juste avec le maximum observé cet été, avec 119 cas positifs pour 100 000 habitants mesurés le 18 novembre, contre 127 le 9 août dernier. 

L'intensité de la circulation du virus est pour l'instant inférieure à celle mesurée en mars 2021, avant le troisième confinement, où le taux d'incidence était grimpé jusqu'à 473 dans l'Aube. Rappelons que le gouvernement a fixé un seuil d'alerte à 50 cas pour 100 000 habitants. Un seuil par exemple utilisé un temps pour décider du port ou non du masque à l'école.

Le préfet de la Marne doit tenir une conférence de presse relative à la situation sanitaire mardi 23 novembre à 16h30. Celle-ci verra également intervenir le délégué territorial de l'Agence régionale de santé (ARS) dans la Marne ainsi que le directeur académique de l'Éducation nationale.

Dans l'Aube, la préfecture rappelle dans un communiqué daté de ce lundi 22 novembre l'importance du respect des gestes barrière et du port du masque. Celui-ci est obligatoire notamment sur les marchés, les vide-greniers et brocantes, aux abords des écoles. Elle ajoute que "55 classes sont déjà fermées soit 1498 élèves en éviction scolaire auxquelles s’ajoute l’internat de Bouilly."

"Pression modérée" sur le système de soins

Comme pour les précédentes poussées de l'épidémie, l'enjeu est de savoir si la hausse importante du nombre d'infections va se traduire par un afflux de patients à l'hôpital. Pour l'instant, ça n'est pas le cas. Ce que les autorités attribuent à la vaccination, qui reste très efficace pour empêcher les formes graves de la maladie (même si elle l'est moins contre les contaminations au variant Delta).

Dans la région Grand Est, l'Assurance Maladie comptabilisait au 14 novembre 73,4 % de la population totalement vaccinée, un chiffre légèrement moins important que la moyenne nationale de 74,9 %.

Dans les hôpitaux, les services de réanimation ne subissent pas pour l'heure la même pression que lors des trois premières vagues. Au 21 novembre, le taux d'occupation des lits en soins critiques par des malades du Covid-19 atteint les 23 % dans la région Grand-Est.

Cet indicateur, calculé par rapport à la capacité initiale de 471 lits de réanimation avant la crise dans la région, était monté jusqu'à 112 % en avril 2021 lors de la troisième vague épidémique. Lors du premier confinement, il avait dépassé la barre des 200 %.

"La pression exercée par la Covid-19 sur le système de soins régional reste modérée, mais augmente, alors que les épidémies saisonnières hivernales (bronchiolite et gastro-entérite aigue) s’intensifient", précise tout de même Santé publique France dans un point sur la situation dans le Grand Est publié le 18 novembre.

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