Jeux paralympiques 2021 : l'article à lire pour suivre nos athlètes aubois, marnais et ardennais

Margot Boulet, Lucas Créange, Eddie Potdevin et Céline Gerny sont à Tokyo pour défendre leur titre olympique.
De gauche à droite : Lucas Créange, Margot Boulet, Eddie Potdevin et Céline Gerny.
De gauche à droite : Lucas Créange, Margot Boulet, Eddie Potdevin et Céline Gerny. © FTV

C'est parti. Les Jeux paralympiques de Tokyo débutent ce mardi 24 août. Parmi la délégation française, quatre athlètes champardennais et autant de chances de médailles régionales.

France 3 Champagne-Ardenne fait le point sur les quatre athlètes marnais, ardennais et aubois à suivre durant la compétition.

 

C'est la plus grande chance de médaille régionale. Lucas Créange, né à Troyes et membre depuis plusieurs années du club de l'Olympique rémois, est champion de tennis de table en sport adapté et surtout, il est classé 4ème mondial. Aux derniers Jeux, le Rémois d'adoption s'était arrêté en quart de finale.

 

Quand nous l'avons rencontré en mars dernier, le pongiste s'entraînait déjà d'arrache-pied, parfois même face à des adversaires valides. "Il a un jeu assez atypique, donc on peut travailler de nouvelles choses, et ça c'est vraiment bien. Après, quand tu t'entraînes avec lui, il faut vraiment apprendre à rester calme, parce que son système de jeu peut être frustrant !", commentait Damien Llorca, pongiste professionnel. Quant à Créange, il nous confiait alors : "Gagner les Jeux, c'est un rêve de gosse, comme on dit."

Damien Llorca en bleu, et Lucas Créange, en rouge. Ce dernier s'entraîne au club de tennis de table de Metz, en Moselle, pour se préparer aux Jeux Paralympiques de Tokyo.
Damien Llorca en bleu, et Lucas Créange, en rouge. Ce dernier s'entraîne au club de tennis de table de Metz, en Moselle, pour se préparer aux Jeux Paralympiques de Tokyo. © France télévisions / Valentin Cruard

 

 

Un mental d'acier, passée par le GIGN et sportive de haut-niveau en catégorie espoir. C'est la recette qui résume le mieux l'Auboise Margot Boulet, qui part chercher une médaille olympique avec l'équipe de France de para-aviron. "Je suis la première sportive para à représenter la gendarmerie, précisait Margot quand nous l'interrogions plus tôt au mois d'aoûtJ’ai signé un contrat de cinq ans et souhaitais rester dans ce corps qui m’a toujours soutenu depuis mon accident."

 

C'est à la suite d'un grave accident de parachute que la vie de la Nogentaise a basculé, écartant définitivement ses chances d'intégrer le GIGN. "Je savais que je ne pourrais plus courir et pour mon dos, c’est plus sournois encore et invisible. Ce sont des douleurs quasi-permanentes. J’ai été stoppée en plein vol, j’ai récupéré et mieux que ce que l’on imaginait", nous disait-elle.

Margot Boulet entrera en lice le 27 août pour les séries du para aviron en catégorie PR3.
Margot Boulet entrera en lice le 27 août pour les séries du para aviron en catégorie PR3. © Margot Boulet

 

A 40 ans, le palmarès d'Eddie Potdevin est bien rempli. Neuf titres de champion de France de para-canoë, il a également remporté deux médailles de bronze aux championnats d'Europe en 2019, jusqu'au bronze de la Coupe du monde en mai dernier (et encore une médaille de bronze aux championnats d'Europe, en Pologne cette fois).

 

Amputé de la jambe gauche après un accident de motocross, le Carolo n'a qu'une idée en tête : ramener une médaille olympique. De quoi compléter ce palmarès bien rempli.

Eddie Potdevin, sur le podium du 200m de la Coupe du monde de Szeged en Hongrie, où il s'est offert un billet aller pour les Jeux paralympiques de Tokyo.
Eddie Potdevin, sur le podium du 200m de la Coupe du monde de Szeged en Hongrie, où il s'est offert un billet aller pour les Jeux paralympiques de Tokyo. © Szilard Koszticsak / MaxPPP

 

De l'expérience, Céline Gerny aussi en a revendre. A 39 ans, la Rethéloise licenciée à Reims participera à ses troisièmes jeux en para-dressage, après ceux de Rio en 2016 et de Pékin en 2008.

 

Après sa chute de cheval en 2001, les médecins diagnostiquent une fracture de la colonne vertébrale et une lésion de la moelle épinière. Pas de quoi décourager l'Ardennaise, qui cinq mois plus tard, remonte sur sa monture. 

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
jeux olympiques sport handicap société