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Ils seront 108 à représenter les couleurs de la France lors des Jeux Olympiques d'hiver 2018 de Pyeongchang dont les premières épreuves débuteront le 9 février prochain pour se terminer le 25 de ce mois.

Parmi eux, onze athlètes originaires du Grand-Est concourront, donc neuf représentants du drapeau tricolore.

Voici leurs portraits.

Les fondeurs Delphine Claudel et Adrien Backscheider

 

Delphine Claudel commence le sport très tôt. D’abord attirée par l’athlétisme, elle se tourne presque par hasard vers le ski à ses dix ans, alors qu’elle en fait pour la première fois pour s’amuser avec des copains d’école.

Passionnée, elle abandonne l’athlétisme pour se focaliser sur cette nouvelle pratique.

Intégrée en équipe de France pour cette saison, elle partage son entraînement avec des plus jeunes qui la poussent à se dépasser.
Avec ses 60 heures d’entraînement par mois, elle est prête à donner le meilleur d’elle-même aux JO.


Adrien Backscheider, originaire de Metz, se lance lui aussi sur les pistes en tant que fondeur.

Il fait ses premiers pas en coupe du monde en 2013 et marque ses premiers points.

Il participe aux Jeux Olympiques de Sotchi en 2014 où il ne concourt qu’à une seule épreuve : le quinze kilomètres classique. Il termine à la 43ème place.
La même année, il se hisse sur le podium et devient champion de France de mass start.

En 2015, il est médaillé de bronze aux championnats du monde des moins de 23 ans de ski nordique sur le quinze kilomètres libre ; c’est là qu’il gagne sa sélection au mondiaux de Falun. Il y décroche une autre médaille de bronze au relais.

En 2016, il souffre de quelques problèmes de santé et ne parvient pas à se faire remarquer durant la saison. Son entourage s’inquiète, mais Backscheider reste passionné.

Il confie au Républicain Lorrain :

Il faut être honnête : je n’ai pas le niveau pour faire le Tour de ski cette année. Je ferai les compétitions que je peux mais je vais prendre le temps qu’il faut pour me soigner.

Il gagne sa place aux JO d’hiver de Pyeongchang, ce qui sera sa deuxième expérience aux Jeux Olympiques.


Antoine Gérard et Maxime Laheurte au combiné Nordique

 

Né en 1995 à Ventron, dans les Vosges, Antoine Gérard se révèle très rapidement passionné par le sport.
Avec ses deux frères, il s’entraîne régulièrement dans le jardin, participant à des compétitions fictives dans de nombreuses activités (Qu'il remporte bien souvent...) et son talent est vite repéré.

Il étudie à Gérardmer mais n’abandonne pas sa passion pour autant. Inscrit dans une section sportive scolaire, il poursuit son apprentissage sportif.

Afin de progresser en combiné nordique — son sport de prédilection mêlant saut à ski et ski de fond — il concourt à l’Alpen Cup (Coupe OPA de combiné Nordique)
Il enchaîne en suite les participations aux championnats du monde junior de ski nordique en 2015 puis au championnats du monde de ski nordique la même année et termine en coupe du Monde.

Il gagne sa place en équipe de France par rapport à ses bons résultats et à la régularité de ses participations en compétition.

Fait rare : un couple sera présent aux JO cette année puisqu'Antoine Gérard et Delphine Claudel vivent ensemble depuis quelques années. Ils auront donc la chance de représenter les Vosges et la France ensemble.


Maxime Laheurte vient lui de Gérardmer. Les pistes de ski s’offrent donc à lui dès son plus jeune âge.Accompagné par son frère Jérôme, qui deviendra entraîneur de l’équipe de France A de combiné Nordique, il poursuit son apprentissage.

En 2002, alors qu’il est âgé de 17 ans, il participe au championnat du monde junior de combiné Nordique où il est médaillé d’argent sur l’épreuve du mass-start par équipe : sa première distinction.

Quatre ans plus tard, en 2006, il pose ses skis à ses premiers Jeux Olympiques d’hiver, à Turin ; il est alors remplaçant de relais.
Il accède à son premier podium en coupe du monde la même année, au terme d’une épreuve de sprint.

Coéquipier du (très) médaillé Jason Lamy-Chappuis, il obtient, en 2013, lors du championnat du monde de ski nordique, une médaille d’or en relais.

Lors des JO d'hiver de Sotchi en 2014, il termine 27ème à l'épreuve individuelle de combiné Nordique

Un an plus tard, il concourt à nouveau lors du championnat du monde et décroche cette fois le bronze en relais par équipe.

Il participera cette année à ses quatrièmes Jeux olympiques, ce qui lui a permis de partager sa joie avec ses fans :


 

Le snowboarder Sylvain Dufour

 

Âgé de seulement huit ans, Sylvain Dufour pose ses pieds sur une planche de snowboard.

Après seulement quatre ans d’expérience dans ce sport, il se lance dans les compétitions et enchaîne les entraînements.

Armé de sa seule persévérance, il se hisse jusqu’au championnat du monde de snowboard en 2008 et décroche deux médailles d’argent en slalom et en slalom géant parallèle.
En 2010, il participe aux Jeux Olympiques mais échoue en huitièmes de finale, suite à une chute.

Lors de la coupe du monde de snowboard (édition 2013-2014) il obtient de la Fédération internationale de ski un globe de cristal ; distinction remise au champions.

Il s'impose une nouvelle fois lors de l'épreuve du Géant parallèle en 2017. 

Né à Saint-Dié-des-Vosges, il a grandi à Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin) et concourra, pour l’édition 2018 des JO d’hiver.


Véronique Pierron au patinage de vitesse

 

Petite fille, Véronique Pierron assiste un jour, par hasard, à une compétition de short-track (patinage de vitesse sur piste courte), elle est alors âgée de huit ans et se prend d’affection pour ce sport.

De retour à Francheval, son village d’origine situé dans les Ardennes, elle commence à s’entraîner avec son père, professeur de sport, qui lui enseigne le Roller et le patinage.
Elle progresse peu à peu dans cette discipline et enchaîne les victoires, conservant le titre de championne de France entre 2002 et 2011.

Entre temps, en 2010, elle participe aux Jeux Olympique de Vancouver et termine 14ème au 500m. Elle remporte le bronze au 1000 m lors des championnats d’Europe de 2012 et est qualifiée à trois épreuves lors des JO de Sotchi en 2014.

Elle s’est récemment fait voler ses patins, événement menaçant sa participation aux JO d’hiver de 2018. Plus de peur que de mal puisqu’ils seront retrouvés rapidement par la police Catalane.

Véronique Pierron n’a pas manqué de remercier ses nombreux fans lui étant venus en aide,- sur les réseaux sociaux.


Le slalomeur Clément Noël

 

Champion de France de slalom junior et vice-champion de France de slalom géant alors qu’il n’est âgé que de 17 ans, Clément Noël prouve son talent sur les pistes blanches.

Après avoir intégré l’équipe de France B de ski alpin à ses 18 ans, il participe à sa première épreuve en coupe du monde un an plus tard.
Il s’imposera maître de sa discipline en 2017 en sortant champion de France de slalom Elite.

Notons qu’il avait été champion de France de slalom Espoirs trois années consécutives, de 2015 à 2017.

C’est une surprise pour moi. Je me suis amélioré cette année […] j’ai déjà été champion de France U18 et U21 dans le passé. En arrivant ici, j’avais à coeur d’aller chercher des mecs de la Coupe du monde.

Confiera t-il au Dauphiné libéré quant à sa victoire au championnat de France.

Troisième Véternat (habitant de Ventron) de la liste, il n’a appris sa sélection aux JO d’hiver que très récemment.

Ce sera pour lui ses premiers pas aux Jeux Olympiques, une belle occasion de démontrer une nouvelle fois son talent.


Romain Heinrich : tête haute au bobsleigh

Romain Heinrich. / © Pierre Teyssot/MaxPPP
Romain Heinrich. / © Pierre Teyssot/MaxPPP

 

Âgé de 27 ans et né à Kaysersberg, Romain Heinrich débute le bobsleigh en tant que pousseur sur bob à quatre, puis à deux.

Lorsqu’en 2014, il vit sa première expérience en tant que pilote de bobsleigh, celle-ci tourne mal et il finit avec une entorse de l’épaule.

Il participe au JO de Sotchi en 2014 et mène un projet professionnel en parallèle :


Aujourd’hui bien requinqué et à force de persévérance, il assure qu’ « Au bout de deux ans de pratique, (il n’est) plus complexé en tant que pilote » et compte bien donner le maximum aux JO d’hiver.

Il sera cette fois pilote lors de l’épreuve du bob à deux.


Maxence Muzaton au ski de vitesse

 

Né à Épernay dans la Marne, Maxence Muzaton va rapidement se mettre au ski.

Habitué à des environnements très différents par ses parents, ses jeunes années sont partagées entre la Champagne et La Plagne.
Véritable amoureux de la neige, il occupe son temps libre en skiant.

En 2010, il remporte sa première médaille d’or en Super-G lors des championnats du monde de ski alpin junior.

Il participe au championnat du monde de ski alpin en 2015 et termine 38ème à l’épreuve de super combiné.
Récemment, en janvier 2018, lors de la descente de Wengen, il réalise le meilleur temps de sa carrière en terminant 7ème.

Face au journal L’Équipe, il s’exprime sur sa performance :


C’est le gros résultat qui me manquait pour passer les barrières mentales dont on parle souvent quand on n’est pas en confiance. Là, c’est une grosse performance sur laquelle je vais pouvoir m’appuyer.

Très confiant et plein de volonté, il gagne sa place aux JO d'hiver de Pyeongchang cette année

 

Ils courront pour d'autres couleurs : Florent Claude et Elise Pellegrin

 

Aîné de la fratrie Claude, Florent est, avec ses frère Fabien et Émilien, un véritable adorateur du biathlon.
Avec ces derniers, et une poignée de copains, il découvrira ce sport pour ne jamais l’abandonner.

Un frère en groupe A, un autre en équipe junior, la famille Claude est habituée aux récompenses sportives.
Malgré son talent indéniable, Florent Claude se voit refuser sa place en équipe de France, faute à une concurrence trop importante.

À 24 ans, la passion pour sa discipline coulant dans ses veines et des rêves plein la tête, il n’est pas question pour lui de tout arrêter.
Ayant des amis belges licenciés dans le même club que lui, à Basse-sur-le-rupt, d’où il est originaire, il se voit proposer une place dans la fédération Belge et saute sur l’occasion.

Pour lui, la double nationalité est une richesse.

Il n’abandonne pas pour autant ses frères et son club d’appartenance, mais espère bien concourir au nom de l’Europe et de l’amitié franco-belge ! Pour lui, c'est un rêve qui se réalise


Originaire de Montrichard dans le Loir-et-Cher, Elise Pellegrin déménage rapidement, afin d’apaiser l’asthme de son frère, à Ventron, dans les Vosges.

Là, à huit ans, elle découvre les pistes du massif et se lance sur ces dernières, skis aux pieds.
Sept ans plus tard, elle se décide de faire de ce sport un élément de premier plan dans sa vie.

À quinze ans, poussée par ses rêves, elle gagne la station de la Plagne dans les Alpes et démarre une nouvelle vie.
Partageant son temps libre entre des cours par correspondance et sa passion pour le ski, elle ne s’en sort pas.

Déçue mais pas découragée, elle retourne dans les Vosges et obtient son bac quelques temps plus tard.
Voyant qu’elle ne peut intégrer l’équipe de France, elle se tourne vers Malte, d’où était originaire son arrière-grand-père, et obtient la nationalité.

S’il parait invraisemblable de skier à Malte, la skieuse alpine reste fière de porter les couleurs de ce pays dans les Vosges, où elle continue de s’entraîner, et jusqu’à Pyeongchang, où, comme à Sotchi, elle représentera ce pays.