Lorraine : une meilleure qualité de l’air dans les agglomérations de Nancy et de Metz depuis le début du confinement

Conséquence immédiate de ce deuxième confinement, la qualité de l’air à Nancy et à Metz est en nette amélioration. Une étude d’ATMO Grand Est confirme que la baisse du trafic routier a fait chuter les dioxydes d’azotes, les plus nocifs pour notre santé, de 15%.
 

30 % de trafic routier en moins en Lorraine pour ce deuxième confinement, c'est aussi moins de polluants nocifs rejetés dans l'air
30 % de trafic routier en moins en Lorraine pour ce deuxième confinement, c'est aussi moins de polluants nocifs rejetés dans l'air © JCDR pour FTV
On se souvient tous de l’amélioration assez radicale de la qualité de l’air lors du premier confinement, de mars à mai 2020. Même en vivant au bord d’une grande artère, ou d’un boulevard, on pouvait ouvrir ses fenêtres pour humer l’atmosphère sans tousser, ni accumuler des particules fines dans nos logements. Le bonheur ! Mais qu’en est-il de ce deuxième confinement ? C’est qu’ont voulu savoir les équipes d’ATMO Grand-Est en réalisant des prélèvements entre le 30 octobre et le 18 novembre 2020.

Baisse des polluants les plus impactant

Et le résultat est assez clair. Même si la baisse des émissions de polluants n’est pas aussi significative qu’au printemps. Et pour cause, puisque la population est tout de même autorisée à aller travailler, quand ce n’est pas possible autrement. ATMO Grand-Est s’est donc attelé à mesurer principalement les NOx (oxydes d’azote) et les particules. Ce sont les polluants les dangereux pour notre santé, puisqu’ils sont responsables de maladies assez graves comme des cancers du poumon, des problèmes cardio-vasculaires et plus largement des irritations du système respiratoire.
Une meilleure qualité de l'air en Lorraine mais pas autant que lors du premier confinement au printemps 2020
Une meilleure qualité de l'air en Lorraine mais pas autant que lors du premier confinement au printemps 2020 © Sophie Gueffier pour FTV

Ainsi, en moins de trois semaines, la quantité globale des oxydes d’azote (NOx) émis dans l’atmosphère aura baissé 25% à Metz et de 28% à Nancy, contre 60% environ lors du premier confinement. Ces polluants sont émis par les industries (22%), l’agriculture et le chauffage (9 %) mais surtout et avant tout par le trafic routier pour plus de la moitié (50%) .
Pollution en oxydes d'azote à Metz pendant les deux confinements
Pollution en oxydes d'azote à Metz pendant les deux confinements © ATMO Grand-Est
Ainsi on ne sera pas étonnés de voir que lorsque  le trafic baisse de 30 % comme c’est le cas sur la période observée, les émissions de NO2 émises uniquement par les véhicules baissent, elles, de 15 %  par rapport à  la moyenne des émissions sur les cinq dernières années.

En ce qui concerne les particules fines, en  revanche, la situation est moins claire. Aucune donnée pour le moment ne permet d’affirmer qu’il y a eu une diminution significative des émissions ces trois dernières semaines. La douceur du climat, et donc les émissions de particules provenant du chauffage au bois notamment, ne sont pas encore concentrées dans l’atmosphère. Mais cela pourrait évoluer avec les températures qui commencent à chuter.

Pics de pollutions décalés

Ce qui étonne surtout les équipes d’ATMO Grand-Est, c’est un changement visiblement des comportements, constaté grâce à l’étude des émissions sur la journée (voir graphique).  Ils ont constaté en effet que les gens prennent leur voiture un peu plus tôt (courbe bleue) qu’à habitude et repartent également un peu plus tôt, pour ne plus ressortir.
Evolution de la qualité de l'air sur une journée à Nancy en plein confinement d'automne 2020
Evolution de la qualité de l'air sur une journée à Nancy en plein confinement d'automne 2020 © ATMO Grand-Est

Ce qui est clair, c’est qu’une diminution du nombre de véhicules sur les routes, a un effet mesurable quasi immédiat sur la qualité de l’air que nous respirons et qu’il est urgent que l’on trouve des moyens de réduire les véhicules sur les routes et dans les villes. C’est un véritable enjeu sanitaire, au même titre que le coronavirus, quand on sait que nous inspirons chaque jour 15.000 litre d’air, qui  passent par nos poumons et dont certaines particules, les plus petites, pourraient bien passer dans le sang.

 
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