Au matin du samedi 10 octobre, un cortège de vaches vosgiennes, de marcaires et d’amis quittent les chaumes de Schmargult vers celles du Kastelberg, avant de descendre vers le lac du Fischboedle et la vallée de la Wormsa pour enfin rejoindre Mittlach en début d’après-midi.
Samedi 10 octobre 2020, neuf heures du matin, la transhumance s’élance depuis les chaumes de Schmargult dans une froide brume automnale. Après la traite des vaches, leur lait a été transformé en Cœur de Massif et le troupeau va rejoindre Mittlach, dans le département du Haut-Rhin.Avant d’être une terre de plaisance, ces lieux partagés du massif des Vosges sont en priorité ceux d’un système agro-écologique ancestral et plus que jamais d’actualité.
Attestée dès le XIIème siècle, la transhumance, "Wandhla" en alsacien, s’inscrit dans une agriculture extensive, qui est la clef de voute des paysages et de la biodiversité des Hautes-Vosges. Générant des produits d’excellentes qualités nutritives et gustatives, la transhumance et l’exploitation agricole des hautes chaumes du massif par certains agriculteurs alsaciens, leur permettent de s’assurer des revenus décents.
"La majorité des éleveurs, qui transhument, ont des vaches de race vosgienne", nous explique Anthony di Carlo, chargé de développement de la race à l’OS Vosgienne. "Cette race historique valorise le mieux encore aujourd’hui ce terroir difficile."