Hausse de l'énergie : le prix des crémations aussi augmente

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Écrit par Matti Faye .

La hausse des prix de l'énergie a des conséquences plutôt inattendues. En 2023, il faudra dans certaines communes payer plus cher pour une crémation. Exemple en Champagne-Ardenne.

C'est un domaine auquel vous n'avez sûrement pas songé quand la hausse du prix de l'énergie s'est invitée dans l'actualité. Le prix des crémations est lui aussi orienté à la hausse.

À Châlons-en-Champagne, dans la Marne, ce sera +4 %. Une hausse, certes, mais limitée en comparaison avec d'autres villes. Un comparateur spécialisé estimait en novembre dernier que les prix pourraient bondir de 35 % dans les deux prochaines années, avec une moyenne fixée à 911 euros, contre 675 aujourd'hui. Il évaluait à 20% la part du gaz dans les coûts d'une crémation.

Dans la ville-préfecture de la Marne, le tarif d'une crémation passe donc de 602 euros en 2022 à 626 euros cette année. "L'augmentation qui est de 4 % est surtout due à l'augmentation des charges énergétiques, électricité et gaz. Ce qu'on a dépensé l'année dernière en une année, aujourd'hui, c'est en six mois", explique Marcel Chauvière, adjoint au maire en charge de la sécurité, de l'état civil et des élections. 

Un poste supprimé

Pour parvenir à limiter la hausse pour les usagers, le centre funéraire a choisi de réorganiser son activité. Un départ en retraite n'a pas été remplacé et le lieu fonctionne désormais avec trois agents au lieu de quatre. "Pour un poste, il faut compter entre 35 000 et 50 000 euros charges comprises. Donc on arrive à réduire ce déficit énergétique", ajoute l'élu.

Le crématorium de Châlons-en-Champagne réalise environ 1 100 crémations chaque année. Il ne s'adresse pas qu'aux seuls habitants du secteur, même si les Marnais sont évidemment les plus représentés. À Châlons, la collectivité gère en direct le crématorium. Un choix à rebours de celui qu'ont fait d'autres villes de la région qui ont confié l'équipement à un groupe privé.

Près de Troyes, le crématorium de Rosières est ainsi géré par la société Crématoriums de France, membre du groupe Funecap (qui possède également Roc Eclerc). Ici, c'est donc une délégation de service public qui est en place. Un contrat fixe de nombreux éléments entre la collectivité et le délégataire. La question du tarif des prestations en fait partie. Le groupe nous explique ainsi que les prix des crémations ne vont pas augmenter dans l'immédiat. Si une variation intervient, elle sera appliquée après un nouvel appel d'offre. 

Nous avons par ailleurs sollicité le groupe OGF, qui exploite les crématoriums de Reims (Marne) et de Prix-les-Mézières (Ardennes) en délégation de service public. C'est aussi lui par exemple qui détient le réseau de services funéraires PFG. Il n'a pas souhaité s'exprimer sur cette thématique.

La crémation représente un peu plus de 40 % des obsèques en France.

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