COVID 19. La CGT Cheminot de Châlons-en-Champagne souhaite que la SNCF vaccine en masse ses employés

Publié le

C’est une campagne nationale lancée par la CGT des cheminots.  Elle vise à demander une implication forte de leur entreprise, la SNCF, dans la gestion de la vaccination et des dépistages. Dans la Marne, un appel au rassemblement est lancé pour le 21 mai à Reims.

"La SNCF, entreprise de service public dotée de cabinets médicaux, doit jouer son rôle et prendre sa place dans la campagne de dépistage et de vaccination nationale". La première phrase du communiqué de la Fédération CGT des Cheminots du secteur de Reims commence ainsi et appelle au rassemblement le 21 mai prochain à Reims.

"La SNCF est une entreprise de service publique dotée de cabinets médicaux, explique Fabien Renault, secrétaire général de la CGT des cheminots de Châlons-en-Champagne. Ce que l’on demande aurait dû couler de source. En Champagne-Ardenne, nous sommes plus de 3000 cheminots, 400 sur le site de Châlons, sans compter les retraités et nos familles. Cela fait un an et demi, depuis le début de la pandémie, que l’on demande à être mieux protégés".

 

Manque d’organisation

Les objectifs de la CGT sont simples : que les cabinets médicaux de la SNCF dépistent davantage et vaccinent beaucoup plus, tous les cheminots actifs qu’ils soient contractuels, alternants ou titulaires.  "A Châlons, tant qu’ils n’ont pas 10 personnes sur la liste ils ne vaccinent pas", précise le responsable syndical CGT. Sans doute pour éviter de perdre des doses en fin de séance, mais ce que la CGT dénonce c’est justement le manque d’organisation. "A Châlons, nous avons un médecin, une infirmière qui, en plus de leur travail au quotidien, vaccinent déjà mais pas autant qu’ils voudraient. Ils sont formés, capables et volontaires, et on ne développe pas ça. Le cabinet régional de Reims, lui, peine à démarrer la vaccination".

"La SNCF applique les protocoles décidés par l’ARS et le gouvernement en matière de vaccination, précise dans un communiqué la direction régionale Grand Est de la SNCF. Aujourd’hui, les cheminots peuvent se faire vacciner dans les cabinets médicaux SNCF selon les directives gouvernementales (+ de 55 ans avec comorbidités). Cette vaccination est réalisée en complémentarité des médecins traitants qui n’auraient pu vacciner ces personnes fragiles faute de doses. Cette vaccination ne peut être réalisée qu’avec le vaccin Astrazeneca, seulement stockable dans des réfrigérateurs classiques, ce qui n’est pas le cas pour les vaccins Pfizer ou Moderna"

Quant aux tests, "j’ai eu besoin de me faire dépister deux fois depuis le début de la crise, je n’ai pu le faire au cabinet médical SNCF, déplore Fabien Renault, secrétaire général de la CGT des cheminots de Châlons-en-Champagne,  pour des raisons d’organisation, de manque de matériel aussi parfois".

 

Mettre les moyens

Ce que dénonce aussi la CGT des cheminots ce sont "les lois successives votant la réduction des moyens (effectifs et matériels) sur les bassins d’emploi", ayant entraîné la fermeture des cabinets médicaux périphériques comme Charleville-Mézières, Epernay ou encore Saint-Dizier, pour l’ex-région Champagne-Ardenne. Elle demande donc à la direction nationale de la SNCF de rouvrir ces antennes pour pouvoir accueillir et vacciner en masse. "Cela permettrait de désengorger les centres de vaccination, reprend encore Fabien Renault, secrétaire général de la CGT des cheminots de Châlons-en-Champagne. Cela permettraient aux 130 000 cheminots actifs de France de se faire vacciner. Mais nous demandons aussi à ce que les retraités le soient ainsi que nos familles et d’avoir la garantie du choix du vaccin".

Ces revendications ont été rassemblées dans des courriers adressés le 27 avril dernier, au préfet de la Marne et à l’Agence Régionale de Santé leur demandant "de faire entendre raison à la société anonyme SNCF".

"Dans le cas où un autre nouveau vaccin serait disponible en France et la tranche d’âge abaissée, le service médical prendrait sa part à une vaccination plus large de ses agents dans le cadre des prescriptions nationales, explique encore la direction régionale Grand Est de la SNCF. La décision de l’élargissement des critères de vaccination relève de l’ARS (compétence en matière de santé publique) et du gouvernement. L’évolution de l’organisation mise en place au sein de l’entreprise dépend donc des décisions prises par ces deux autorités".

Le 21 mai prochain à 11h, rue Pingat, devant le cabinet médical SNCF de Reims, la CGT appelle au rassemblement pour demander "un réel investissement de la direction face à la crise du Covid".