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Reims : les 7 supporters bastiais devant la justice, une vingtaine de supporters sont présents en soutien

Le 13 février dernier des incidents ont eu lieu entre les forces de l'ordre et les supporters du club de football de Bastia en marge d'un match contre Reims. Ce mardi 22 mars, 7 supporters bastiais répondent de leurs actes devant la justice.
© Paul-Antoine Boudet / France 3 Champagne
Ils seront sept à comparaitre mardi 22 mars, devant le tribunal correctionnel de Reims. Sept supporters bastiais âgés d'une vingtaine d'années. Tous sont poursuivis pour menace, outrage et rébellion à personnes dépositaires de l'autorité publique. Quelque supporters bastiais ont quitté Bastia lundi soir à bord d'un vol charter régulier assister mardi au procès. Une vingtaine de supporters Corses sont présents pour les soutenir.

Cette affaire a fait grand bruit puisque ce soir là un homme a perdu l'usage de son œil. Cette affaire-là ne sera d'ailleurs pas jugée ce mardi 22 mars. Elle fera l'objet d'un autre procès.

16 policiers rémois se sont constitués partie civile dans cette affaire

Le jugement en comparution immédiate avait donné lieu à un report. Mardi 22 mars, les supporters corses devront répondre de leurs actes devant la justice. Ils risquent jusqu'à 5 ans d'emprisonnement.

Selon nos informations, le stade Auguste Delaune a été entièrement fouillé dans la nuit de lundi à mardi par des policiers rémois, suspectant le déploiement de banderoles par des supporters bastiais.

Voir notre direct dans le JT 12/13 de ce mardi 22 mars

durée de la vidéo: 02 min 27
Matthieu Rappez (direct 12/13) ©France 3 Champagne-Ardenne

Les supporters accusent les policiers

Parallèlement, l'avocat des supporters bastiais poursuivis pour violences a déposé plainte pour "faux et usage de faux" contre les policiers rémois, a-t-il annoncé ce lundi à la veille du procès des supporteurs. Les bandes vidéos "montrent des actes de violence et de brutalité de la part des forces de l'ordre, et uniquement des forces de l'ordre", a affirmé Me Jean-André Albertini, "c'est pourquoi nous déposons plainte pour faux et usage de faux". Le 19 février les supporters bastiais avaient déjà porté plainte contre X pour violences aggravées. A la préfecture de la Marne, on indique avoir "pris des précautions" sur le plan du maintien de l'ordre, en vue de ce procès. "Il y aura un dispositif adapté à la situation", ajoute-t-on. "Mardi, commence le procès de nos supporters et la personne qui a crevé l'oeil de l'un d'eux n'est toujours pas inquiétée", a réagi le secrétaire général du Sporting club de Bastia, Antonio Agostini, arrivé lundi à Reims "par solidarité avec nos supporters". Il est cité à comparaître au procès. "Depuis plus d'un mois nous n'avons toujours aucun écho de ce qui se passe pour le fonctionnaire au flashball et la fine équipe de la BAC (brigade anti-criminalité) qui s'est défoulée sur des supporters, c'est quand même un comble", a ajouté M. Agostini.
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