Première réaction de Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, après sa nomination au ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités

La présidente du Grand Reims Catherine Vautrin a été nommée ce jeudi 11 janvier ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités. Première réaction après sa nomination.

Catherine Vautrin est de retour au gouvernement. Déjà secrétaire d'État et ministre déléguée sous la présidence de Jacques Chirac, l'actuelle présidente du Grand Reims, a été nommée ce jeudi 11 janvier ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, comme annoncé par le Secrétaire général de la présidence, Alexis Kohler.

"Dès demain matin, je serai bien évidemment en charge de tous ces sujets et engagée à travailler pour le pays et pour nos concitoyens", a indiqué peu après sa nomination la nouvelle ministre au micro de France 3. Deux ministères en un, "un choix du président de la République" et une "très grande responsabilité", mais un "énorme honneur", rapporte Catherine Vautrin.

Elle remplacera Olivier Dussopt, en poste sous le précédent gouvernement depuis mai 2022 au Travail, ainsi qu'Aurélien Rousseau, qui avait donné sa démission après le vote de la loi immigration, et d’Agnès Firmin Le Bodo, qui assurait l’intérim. “Ce sont des ministères sociaux, c’est un choix du président de la République”, a indiqué la nouvelle ministre au micro de France 3 après sa nomination.

Travail des "classes moyennes qui se lèvent le matin, hôpital, médecine libérale, accès aux soins, seniors, jeunesse, famille, 1 000 premiers jours"... Autant "d'enjeux majeurs", selon les mots de Catherine Vautrin qu'elle compte défendre. 

Une longue carrière politique

L'élue de 63 ans, d'abord pressentie pour être Première ministre avant la nomination d'Élisabeth Borne au début du second quinquennat, a déjà une longue carrière politique. En 2002, alors membre de l'UMP, elle est élue pour la première fois à l'Assemblée nationale en remportant les législatives dans la deuxième circonscription de la Marne.

En 2004, la native de Reims est nommée secrétaire d’État à l’Intégration et à l’Égalité des Chances. Quelques mois plus tard, elle devient secrétaire d’État aux Personnes âgées. En 2005, elle occupe la fonction de ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité, une attribution qu'elle conservera jusqu'à l'élection de Nicolas Sarokzy, deux ans plus tard.

En 2008, Catherine Vautrin se lance dans la course à la mairie de Reims, mais perd face à la liste de gauche d'Adeline Hazan. La même année, elle est nommée vice-présidente de l'Assemblée nationale. Lors des élections municipales et communautaires de 2014, elle s'allie à Arnaud Robinet, élu maire de Reims, et devient présidente de Reims Métropole.

En 2012 et 2013, elle prend part aux manifestations contre le mariage homosexuel et combat la loi Taubira à l'Assemblée, un engagement qui fait grincer des dents en Macronie, malgré des précédents comme le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Dix ans plus tard, elle reconnaîtra un rendez-vous manqué sur cette question. "Anticiper les attentes de la société, c'est majeur en politique. Il y a dix ans en ne votant pas le mariage pour tous, j'ai raté ce rendez-vous qui est aujourd'hui devenu une évidence", disait-elle en avril 2023 sur X.

Catherine Vautrin a aussi eu affaire avec la justice. Elle était trésorière de l'UMP (devenu LR), lorsqu'a éclaté l'affaire Bygmalion sur les comptes de campagne pour l'élection présidentielle du candidat Sarkozy. Elle a toutefois été blanchie en 2015 par un non-lieu.

En 2016, elle soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire de la droite et devient sa porte-parole. En 2017, affiliée Les Républicains, elle est de nouveau candidate aux élections législatives, mais s'incline au deuxième tour, battue par la candidate de La République en Marche Aina Kuric.

Un échec qui ne signe pas la fin de sa carrière politique puisqu'elle est réélue présidente du Grand Reims après les élections municipales et communautaires de 2020.

Soutien récent d'Emmanuel Macron

Après quarante ans d’engagement sous les couleurs de la droite, chiraquienne puis sarkozyste, elle annonce pendant la campagne présidentielle son ralliement à Emmanuel Macron au début de l'année 2022.

"Il manque aujourd’hui à la droite républicaine une capacité à répondre aux grands enjeux que sont le réchauffement climatique, l’indépendance économique et l’avenir de l’Europe. Cet horizon d’espoir n’est plus porté par ma famille politique d’origine. Je n’avais pas franchi le pas en 2017. Au terme de ce quinquennat, je n’ai plus de doutes", indiquait-elle dans une interview accordée au journal La Croix le 8 février 2022 pour expliquer son départ de la famille politique à laquelle elle appartenait jusqu'alors.

Pour le second tour de l'élection présidentielle, son soutien d'Emmanuel Macron s'est concrétisé par l'envoi d'un courrier également signé par Arnaud Robinet, aux électeurs rémois appelant à voter pour le candidat de La République en Marche. Quelques jours plus tard, elle était parmi les invités lors de la cérémonie d'investiture d'Emmanuel Macron, le 7 mai 2022. 

Celle qui incarne aujourd'hui l'ouverture vers la droite de ce gouvernement Attal I partira dès vendredi matin dans le premier train direction Paris. Il reste désormais à savoir qui va la remplacer à la tête de l'Agence nationale du renouvellement urbain (Anru) qu'elle dirige depuis 2022 et à la présidence de la communauté urbaine du Grand Reims.

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