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Circuler en trottinette électrique : que dit la loi ?

Près de 500 000 Français ont adopté la trottinette électrique / © François Destoc / MaxPPP
Près de 500 000 Français ont adopté la trottinette électrique / © François Destoc / MaxPPP

Les trottinettes électriques se fraient un chemin sur les routes champardennaises. Où l'utiliser ? Piste cyclable, trottoir ou voie publique ? Pour l'heure, il n'existe pas de législation spécifique mais une chose est sûre, il ne faut pas circuler sur les trottoirs.
 

Par Florence Morel

Depuis un mois, la voiture de Matthias Collet, dort sagement dans le garage à Reims et elle y reste. La faute à cette trottinette électrique qui l'a remplacée pour les trajets quotidiens. Pour le Rémois, il est impensable de revenir en arrière : " Avec la qualité de vie que ça amène, je n'ai pas à chercher un emplacement pour me garer et cela ne me coûte rien, je n'ai pas envie de retrouver ma voiture."

Effectivement, une dizaine de minutes suffisent au Rémois pour rejoindre son lieu de travail. Filer à une vingtaine de km/h –certaines vont même jusqu'à 40 km/h- a un coût. Il faut compter 400 euros pour une trottinette électrique nouvelle génération. Comme lui, près de 500 000 Français se seraient convertis à ce nouveau moyen de transport. Les vendeurs de vélos se sont mis à cette nouvelle tendance.
 

Seule certitude, il faut laisser les trottoirs aux piétons

Une nouvelle tendance que la loi n'a pas encore encadrée. "Comme il y a un moteur, on ne peut pas rouler sur le trottoir, mais comme ce n'est pas un cycle non plus, on ne peut pas rouler sur une piste cyclable", constate Laure Miller, adjointe au maire, déléguée aux espaces verts, aux espaces publics et à l'écologie urbaine, au micro de la matinale Champagne-Ardenne Lorraine.

La route, c'est trop dangereux, donc le bon sens veut qu'on circule sur les pistes cyclables en attendant une législation plus précise

ajoute-t-elle.

Côté gouvernement, on essaie de légiférer. La ministre des transports Elisabeth Borme a annoncé le 23 octobre dernier vouloir créer une "nouvelle catégorie de véhicule" dans la Code de la route. La loi sur les mobilités à venir au premier trimestre 2019, qui concerne tous les nouveaux transports (comme le skate, le gyropode…), devrait encadrer ces nouvelles pratiques. Une chose est sûre, "nous ne pouvons pas laisser des engins circulant à 20 ou 30 km/h mettant en risque la sécurité des piétons sur les trottoirs", avait déclaré la ministre à l'Assemblée nationale. Et de trancher :

Ces engins pourront circuler sur les pistes, les bandes cyclables ou dans les zones à 30 km/h mais pas sur les trottoirs.

Seulement, rouler sur la route peut présenter des dangers. Emilie Senelier a choisi de circuler parmi les voitures. Si elle ne se sent pas forcément en danger, elle reconnaît que la cohabitation peut être compliquée : "Avec les voitures, soit on roule trop vite ou pas. Ils ne voient pas toujours le clignotant donc ça klaxonne. Certains nous disent qu'on n'a pas le droit de circuler sur la route."
 

A Reims, bientôt des vélos en libre-service ?

"On se concentre sur les vélos en libre-service, un projet à venir en 2019, a affirmé Laure Miller, adjointe au maire, déléguée aux espaces verts, aux espaces publics et à l'écologie urbaine. On verra ensuite pour les trottinettes."

Selon l'élue, "des aménagements cyclables sont en cours à Reims. 60 km d'aménagement cyclables, doublé depuis le mandat précédent". La Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) avait publié une enquête dans laquelle Reims arrivait 26ème sur 29 villes de 100 000 habitants concernant les aménagements urbains pour les vélos.
 

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