Traces d'ecstasy dans des bouteilles de champagne Moët & Chandon, "attention à la vente sur Internet"

Publié le Mis à jour le
Écrit par Matthieu Mercier .

Selon l'agence alimentaire de Belgique (l'AFSCA) des traces de MDMA, de l'ecstasy, ont été retrouvées dans certaines bouteilles de champagne Moët & Chandon Imperial Ice 3 litres, vendues en ligne et dans certains points de vente.

Pour la deuxième fois en quelques mois, l’Agence alimentaire belge (AFSCA) a fait part le 3 juin d'une dizaine de cas d’intoxications aux Pays-Bas et en Allemagne suite à la consommation d’une bouteille de 3 litres de champagne de la marque "Moët & Chandon Imperial Ice". Il n'y a cependant actuellement aucun incident connu relatif à cette problématique, rassure-t-elle.

Toujours selon un communiqué officiel, "une enquête policière menée dans ce cadre indique qu’un deuxième numéro de lot peut être concerné par la problématique. Il s’agit donc début juin 2022 de bouteilles de 3 litres des deux lots suivants : "LAJ7QAB6780004" & “LAK5SAA6490005. Ces bouteilles contiennent potentiellement de la MDMA (ecstasy). Ces produits ont été vendus en ligne et via quelques points de vente".

"Une affaire criminelle selon Moët"

Du champagne qui contiendrait de la MDMA liquide aurait les caractéristiques suivantes : il ne pétillerait pas, il aurait une couleur brune rougeâtre, qui s'assombrit avec le temps. Il aurait une odeur ressemblant à celle de l’anis. L'agence conseille bien évidemment de ne pas la consommer. "Vu le risque associé à la MDMA, le simple fait de tremper votre doigt dans le liquide et de le goûter peut entraîner de graves problèmes de santé, même sans ingestion".

En février 2022, 11 personnes ont été intoxiquées en Allemagne et aux Pays-Bas, après avoir consommé une boisson contenue dans une bouteille de champagne Moët & Chandon, il s'agissait en fait de MDMA liquide (ecstasy). Un homme de 52 ans était décédé en Allemagne. Les 8 victimes allemandes participaient à une même soirée, dans la nuit du 12 au 13 février. 

A l"époque, le groupe LVMH propriétaire de Moët & Chandon, avait commenté les faits dans un communiqué indiquant que "La Maison confirme, conformément aux premiers résultats de l'enquête de la police allemande et en lien avec les autorités néerlandaises, qu'il ne s'agit (...) pas d'un problème de qualité mais bien d'une affaire criminelle".

"Ces bouteilles ont été achetées sur une plateforme d’achat de particulier à particulier quelque temps avant leur consommation. Dans ce contexte, la police invite donc à la prudence lors de la consommation de boissons dont l’origine n’est pas claire. Il convient d’adopter la plus grande prudence lors d’achats privés sur Internet", précisait le groupe LVMH.



Il n’y a actuellement aucun incident connu relatif à cette découverte stupéfiante, mais l’AFSCA "continue de suivre la situation de très près et est en contact étroit avec les autorités et fédérations concernées. Elle demande aux consommateurs qui auraient acheté ce produit d’être extrêmement vigilant et de ne surtout pas le consommer. L’origine de cette contamination n’est pas encore connue".



L’agence belge de sécurité alimentaire indique qu'elle suit la situation de manière extrêmement attentive et continuera d’informer les consommateurs. "Dans l’état actuel de l’enquête, il n'est pas exclu que d'autres bouteilles de la même marque contiennent également de la MDMA".

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