Elections municipales 2020 : avoir un local de campagne est-il indispensable pour exister?

Le candidat Gérard Chemla LREM (Osons Reims) a été le premier candidat à ouvrir son local de campagbe, situé au 84 avenue de Laon. / © France 3 Champagne-Ardenne
Le candidat Gérard Chemla LREM (Osons Reims) a été le premier candidat à ouvrir son local de campagbe, situé au 84 avenue de Laon. / © France 3 Champagne-Ardenne

Lieu indispensable pour aller à la rencontre des électeurs ou outil trop cher d'un autre temps, à quoi sert aujourd'hui un local de campagne, nous avons posé la question à quatre des neuf candidats qui se présentent aux élections municipales à Reims. 

Par B.S

A moins de trois mois du premier tour des élections municipales, la campagne bat son plein. Distribution de tracts sur les marchés, réunions publiques, cafés-débats, tous les moyens bons pour attirer l'électeur et faire connaître son projet.  Et pour certains, l'outil indispensable dans cette bataille électorale est le local de campagne.

Je ne me voyais pas faire autrement. On a besoin d'un local pour travailler,
- Gérard Chemla, LREM, Osons Reims

Le candidat d'Osons Reims, investi par La République en Marche a été le premier candidat à se déclarer pour l'élection municipale de Reims. Le premier aussi à ouvrir son local de campagne en juin 2019. Une location de 12 mois, facturée près de 12 000 euros  même si la permanence n'est effective que depuis ce lundi 6 janvier 2020.  "C'est un point de rencontre et d'échanges avec les militants", explique Gérard Chemla. L'avocat rappelle que durant des mois, il a était à la rencontre des habitants dans les quartiers et sur les marchés pour les écouter et recueillir leurs propositions. "L'un n'empêche pas l'autre. Je continue à me déplacer et je peux aussi recevoir ce qui le souhaite dans mon local", précise t-il. D'ailleurs, une rencontre ouverte au public est prévue jeudi 28 janvier à 18h30, quartier des Châtillons, salle des Phéniciens. Une réunion publique en plus des débats auxquels il convie tous les citoyens chaque lundi, dans son local de 30m2 situé 84 avenue de Laon.

 

Deux autres candidats auront aussi leur local de campagne


Même démarche du côté du parti socialiste, où l'on on s'active. Le bail a été signé le 2 janvier dernier et Eric Quénard, élu d'opposition à la municipalité de Reims espère pouvoir débuter ses permanences la semaine prochaine. Alors au 38 rue de Cérès, l'équipe fait tout pour que le local de campagne soit prêt pour l'inauguration prévue le samedi 11 janvier à 14h30.

Un outil de mobilisation important des militants,
-Olivier Nostry, directeur de campagne d'Eric Quénard, PS


Le lieu qui a été loué par le candidat PS, 2.200 euros par mois jusqu'à la fin du second tour en mars. Un coup assez élevé, c'est peut-être pour cela qu'Eric Quénard et son équipe se sont posés la question de son utilité Les avantages l'ont emporté sur les inconvénients. Car plus qu'un outil de mobilisation et de réunions pour les militants, il se veut un lieu d'accueil pour les rémois qui pourront venir rencontrer l'équipe et y déposer leur contributions. "Ce n'est pas parce qu'on ouvre un local de campagne qu'on ne fait plus de porte à porte, bien au contraire", affirme Olivier Nostry. Les socialistes ont déjà programmé trois cafés rencontres pour le mois de janvier. Le premier se tiendra le 13, dans le quartier Murigny au bar-brasserie le Murigny.
 



Chez le maire sortant, Arnaud Robinet (Les Républicainson a aussi décidé de ne pas lâcher une formule qui a fait ses preuves. Son équipe est actuellement en plein préparatif. Le local de campagne qui sera situé dans un faubourg de Reims ouvrira officiellement en fin de semaine. "Il est situé dans un lieu facile d'accès en transport en commun et avec du stationnement proche" indique son directeur de campagne Xavier Albertini. Plus qu'une vitrine pour le maire sortant, le local se veut un lieu de rencontres et d'échanges avec les rémois.

Un lieu ouvert au public où le maire sortant pourra recevoir les habitants et entendre leurs propositions,
-Xavier Albertini, directeur de campagne d'Arnaud Robinet, candidat les Républicains


"Le local a été loué pour 70 jours de campagne, coûtera moins de 10 euros par jour", assure Xavier Albertini. Trop cher pour la France Insoumise qui a décidé de ne pas ouvrir de local de campagne. Le parti de Jean-Luc Mélenchon sera représenté par Laure Manesse qui co-pilotera le collectif "Reims en commun" avec Michel Georges, coordinateur du parti dans la Marne. Les candidats FI  ont fait le choix d'une campagne locale et économique. " Nous n'aurons pas de local de campagne mais des points fixes sur les marchés ou les réseaux sociaux", affirme Laure Manesse. Les candidats du parti de Jean-Luc Mélenchon sont notamment présents tous les dimanches sur le marché de Sainte Anne.

On préfère aller à la rencontre de la population plutôt qu'elle vienne à nous,
-Laure Manesse, Candidate France Insoumise

Pour eux, avoir un local de campagne paraît désuet. "Ce n'est pas la manière dont on souhaiterait faire campagne. Il faut qu'il que ça soit plus participatif, plus horizontal, C'est à nous d'aller à la rencontre des gens", précisela candidate de la France Insoumise. Laure Manesse et Michel Georges ont donc prévu de multiplier les rencontres et débats publiques dans les quartiers de Reims. Prochain rendez-vous ce mardi 7 janvier salle Mauriac, à Croix-Rouge à 19h. 
 

Les neuf candidats déclarés pour les élections municipales de Reims 

 
- Hadloum Belaredj-Tunc, (GRS) Nous Citoyens
- Gérard Chemla, (LREM) , Osons Reims
- Emmanule Ludot, Candidats des oubliés
- Laure Manesse, France Insoumise
- Arnaud Robinet, Les Républicains
-Thomas Rose, Lutte Ouvrière
- Julie Philippo, Rassemblement National
- Eric Quénard, Parti Socialiste
- Léo Tyburce, (EELV), Rassemblement des écologistes



 

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