78% des habitants heureux de vivre dans le Grand Est, 2e région de France selon le Baromètre des Territoires 2021

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Publié le 16 novembre par l’institut Elabe, le Baromètre des Territoires 2021 révèle l'état du moral des Français. Dans le Grand Est, la majorité des personnes interrogées se disent plus heureuses qu’il y a quelques années. Mais il y a aussi des surprises.

Le Baromètre 2021 des territoires réalisé par l'institut de sondage Elabe se penche sur le moral des régions dans une publication datée 16 novembre. Il précise que parmi les 10.052 personnes qui ont répondu à l’enquête, 800 vivent dans le Grand Est. "Ces 800 personnes constituent un échantillon représentatif de la population de la région constitué à partir de quotas sur les variables de genre, d’âge, de catégorie socio-professionnelle et de taille d’agglomération". Donc on peut s'y fier.

78 % des habitants du Grand Est sont particulièrement heureux

Le vivre-ensemble apparaît meilleur dans le Grand Est que dans les autres régions. Alors que la crise sanitaire a particulièrement touché la région, 78 % des habitants se déclarent plus heureux qu’en décembre 2018 (+5), et 42% déclarent être « très heureux ». Ils sont également plus optimistes pour leur avenir personnel (57% soit +12% par rapport à décembre 2018). Contrairement à la moyenne des Français, ils placent les émotions positives telles que la satisfaction, la confiance et la sérénité avant la lassitude et la nostalgie. 

 65% (-1 par rapport à la moyenne nationale) estiment que leur territoire est un endroit où il fait « bon vivre ». Ils apprécient leur lieu de vie pour ses paysages (47%, -3 ) et pour sa situation environnementale (39%, +3). Par rapport aux autres régions, les habitants du Grand Est citent plus particulièrement les traditions comme une qualité de leur lieu de vie (19%, +7). Le Grand Est se situe à la deuxième place du Baromètre sur ce sujet.

Egalement à la deuxième place du classement, 44% (+6) des habitants sont des natifs de la région. 56% (+2) sont attachés à leur ville/village. Les tensions y semblent moins fortes qu’ailleurs. Seuls 18% (-3) estiment qu’il y a trop d’immigrés là où ils vivent. Une proportion plus faible que la moyenne française évoque le fait qu’on entende de plus en plus parler d’agressions ou cambriolages. 

Une région en manque de dynamisme et d’attractivité, 36% sont pessimistes pour l'avenir

Le climat (42%, +14 par rapport à 2018), l’économie (34%, =) et les commerces (33%, +5) sont les trois principaux défauts évoqués par les habitants. 49% (-5) jugent que c’est un endroit qui attire de nouveaux habitants pour venir y vivre. 44% (+3) affirment qu’il est de plus en plus difficile de trouver un emploi. Seuls 17% (-10), ce qui en fait la dernière région de France, estiment qu’il y a de plus en plus d’entreprises qui se créent. Et 23% (-5) sont d’avis que les commerces de proximité qui ferment sont repris et rouvrent rapidement. Avec 36% (+3), le Grand Est est la troisième région de France où les habitants sont pessimistes pour l’avenir de leur territoire. 

Le pouvoir d'achat, préoccupation importante pour 35% des sondés

Dans la région Grand Est, le pouvoir d’achat est une pression forte qui pèse sur le quotidien et une préoccupation importante (35%, +4 ; 3 ème région) derrière la santé (37% ; =). 65% des habitants (+1 ; 2ème région ex aequo) bouclent leurs fins de mois sans se restreindre, 35% doivent se restreindre. 26% sont systématiquement ou régulièrement à découvert, en moyenne le 18 du mois. Environ 4 habitants sur 10 cherchent presque systématiquement les prix les plus bas pour l’habillement (41%, +1), l’équipement de leur maison (37%, -2) et pour les loisirs (35%, -1). 23% en ce qui concerne les achats alimentaires (-1). Un quart (24%, -1) rencontrent des difficultés pour payer leurs factures d’énergie. 

Covid et vaccination : 32% vaccinés par contrainte

Sur la crise sanitaire on apprend dans cette étude que 32% de la population s'est faite vacciner par contrainte. A contrario, 63% (-1) sont favorables au pass sanitaire.

19% (=) n’ont pas une connexion internet rapide et fiable 25% (-4) se disent capable de lire et parler anglais 49 minutes : c’est la durée moyenne passée quotidiennement par les habitants de la région dans les transports pour aller travailler Seuls 34% des actifs de la région ont un métier "télétravaillable" (-5 ; avant-dernière région). 

Climat : 74% des sondés pensent qu'il faut changer ses habitudes

Unanimité sur le diagnostic de l’urgence climatique mais incertitudes et désaccords sur le chemin à emprunter selon l'étude. 85% (-2) estiment que les pollutions et le dérèglement climatique entraînent des conséquences sur notre santé et notre qualité de vie. Tout comme en 2018, 62% (=) pensent que le modèle économique actuel n’est pas compatible avec la protection de l’environnement.

74% (=) estiment que nous sommes dans l’obligation de changer nos habitudes, et d’adopter un mode de vie plus sobre (réduction de notre consommation). Enfin, 83% (=) pensent que faire attention à l'environnement, c'est aussi l'opportunité de créer des emplois et de nouveaux métiers.

77% sont freinés par le manque de moyens financiers pour lutter contre la pollution

Mais les habitants se heurtent aux contraintes et se divisent sur les solutions. Les doutes sur les moyens d’agir au quotidien sont légèrement moins élevés qu’au niveau national. 77% (-3) aimeraient en faire plus pour l'environnement mais sont parfois freinés faute de moyens financiers (par exemple mobilité propre, rénovation énergétique du logement, …). 53% (-5) voudraient en faire plus pour l'environnement mais ne comprennent pas toujours ce qu'il faut faire. Mais 54% (-3) estiment que le progrès technique permettra que la Terre reste vivable.

Europe : 19% pensent que l'UE favorise la prospérité régionale

L’appartenance à l’Union Européenne est à peine mieux jugée que dans le reste de la France, mais elle reste très mitigée. Attachement et confiance sont très faibles, comme pour l’ensemble des Français. 21% (+3) jugent que l’appartenance de l’hexagone à l’UE a plus d’avantages que d’inconvénients, 31% (=) autant d’avantages que d’inconvénients et 30% (-1) plus d’inconvénients que d’avantages. 18% (-2) ne se prononcent pas. 33% des habitants sont attachés à l’Union Européenne (=) et 16% (+1) ont confiance dans le Parlement Européen. La contribution de l’UE sur le lieu de vie n’est pas particulièrement perçue et comme pour l’ensemble des Français, le regard porté est assez critique. Seuls 19% des résidents du Grand Est estiment que l’UE favorise la prospérité économique de la région (-1) et 15% considèrent que l’UE protège la région des effets négatifs de la mondialisation (+1).