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Jean-pierre Quenardel est propriétaire d'une D Super depuis 16 ans. Aujourd'hui, il passe ses journées à la restauration d'une seconde voiture, une magnifique DS 21 Injection Pallas. Un bijou qu'il aura bientôt terminé. Du bel ouvrage ! 

Une voiture encore très populaire

Au volant de sa D Super, casquette vissée sur la tête, Jean Pierre aurait pu jouer les figurants au côté des frères Volfoni dans le film "Les tontons flingueurs".
Mais cet ancien informaticien de Reims n’est pas du style à faire de la figuration ni de faire les choses à moitié. Avec sa Citroën de 1972, il a déjà effectué plus de 60.000 km sur les routes de France et d’Europe. "C’est fou ce que l'on noue des contacts à l’étranger avec une telle voiture, parfois on crée des bouchons aux stations-service, c’est une voiture mythique dans tous les pays !"

La D Super de 1972 en 10 photos

 

Avant gardiste

La DS avait déjà fait sensation dès sa sortie en 1955 : la Citroën DS est née d’un délire des ingénieurs de la marque aux chevrons qui ont eu carte blanche pour concurrencer les voitures américaines. Et ils n’y sont pas allés de main morte en créant une voiture détonante à plus d’un titre : outre ses formes futuristes toujours au goût du jour (rappelons qu’elle succède à la bonne vieille traction avant) elle est aussi techniquement innovante. Sa direction, ses freins et sa boite de vitesse assistée à commande hydraulique, ses suspensions hydropneumatiques lui donne des années d’avance sur la concurrence.
 

Pour profiter de la photo 360°, faites tourner l'image ci-dessous

1985, le début de la passion

Le mythe est né et Jean-Pierre en a fait la passion de sa vie. Depuis des années, sa vie tourne autour de ce modèle. En 2003, il rachète cette D Super à un autre collectionneur du club DS auquel il vient d’adhérer. Elle lui avait tapé dans l'œil notamment avec son toit vinyle brun chocolat, très élégant même s'il n'est pas d’origine et ses options de l’époque, feux antibrouillard additionnels ou porte-bagage sur la malle.
 

VIDEO. Jean-Pierre Quenardel nous raconte sa passion pour la DS

Une DS peut en cacher une autre

S’il se plait toujours à rouler dans sa D Super, son esprit et son temps sont accaparés par une autre voiture qu’il termine de restaurer. Le "rêve d’une vie" comme il aime à dire. Plus de 1.500 heures de travail acharné pour rendre vie à une DS 21 Pallas à moteur injection de 1970. 
Cette fois, pas question de ne pas respecter la voiture d’origine ! Le collectionneur s'acharne à une restauration dans les règles de l’art, rigoureusement à l’identique. De perfectionniste, il s'est transformé en maniaque, capable de démonter ce qu'il a entrepris la veille pour parfaire un petit détail pas tout à fait conforme. 

 

Pas prête pour le salon

Si la mécanique ne lui fait pas peur, Jean-Pierre a dû développer à l’occasion d’autres compétences, comme la sellerie. La DS 21 Pallas a ainsi retrouvé la splendeur de ses sièges en velours rouge, moelleux à souhait, véritable invitation au voyage. Quand la peinture sera achevée, la DS semblera sortir de la concession. Jean-Pierre souhaitait présenter son nouveau bébé au prochain Salon Champenois des Voitures Anciennes le 9 et 10 Mars 2019, et qui célébrera le centenaire de la marque Citroën. Malgré les heures passées sans relâche, la voiture ne sera pas prête. "Pas question de bâcler la restauration" regrette Jean-Pierre.
 
La DS 21 ie Pallas en cours de restauration / © Xavier Claeys / France 3 Champagne-Ardenne
La DS 21 ie Pallas en cours de restauration / © Xavier Claeys / France 3 Champagne-Ardenne
 
Jean-Pierre a lui même restauré les sièges à l'identique  / © Xavier Claeys / France 3 Champagne-Ardenne
Jean-Pierre a lui même restauré les sièges à l'identique / © Xavier Claeys / France 3 Champagne-Ardenne

Donneuse d'Organe

Et ce n’est pas tout. Le Rémois prête la main à l’un de ses amis pour restaurer une autre DS. En échange, ce dernier lui fournit des pièces issues d’une seconde voiture qui sert de "donneuse d’organe". Jean-Pierre ne compte jamais son temps  quand il s’agit de DS.
Ainsi, au fil du temps et de l’expérience acquise Jean-Pierre est devenu l’un des spécialistes français du modèle phare de Citroën. Il a déjà écrit un ouvrage qui sera peut-être un jour publié. Il est aujourd’hui vice-président du DS Club Révolution 55. Il nourrit de son savoir le site Internet de l’association. Car Jean-Pierre ne conçoit son expertise de la DS que dans un esprit de transmission.

La passion c’est encore meilleur quand c’est partagé !

De nombreuses pièces sont prélevées sur cette DS "donneuse d'organes". / © Xavier Claeys / France 3 Champagne-Ardenne
De nombreuses pièces sont prélevées sur cette DS "donneuse d'organes". / © Xavier Claeys / France 3 Champagne-Ardenne

En savoir plus : DS ou ID ?

Sous l'appellation communément usitée DS, se cache en réalité deux voitures : la DS et l'ID. Cette dernière est la petite sœur de la DS, avec une motorisation moins puissante, des équipements technologiquement moins sophistiqués et surtout un prix plus abordable. Par exemple, l'ID n'est pas équipée des fonctions hydrauliques avancées équipant la direction, les freins et la boite de vitesse. 
Au fil du temps, les différences s'estomperont et il sera de plus en plus difficile de les distinguer. 
Pourtant il existe deux indices infaillibles pour distinguer les 2 sœurs presque jumelles : l'ID conserve une pédale de frein normale alors que la DS est toujours équipée du fameux champignon qui commande les freins hydrauliques. A l'extérieur, c'est sur la malle arrière qu'il faut regarder. La DS est ornée de chevrons dorés alors qu'ils sont argentés sur l'ID. Alors la D Super de Jean-Pierre,  DS ou ID ?